Gabon: les réserves de changes en zone CEMAC, un défi majeur pour le secteur pétrolier

Le ministre du Pétrole du Gaz et des Hydrocarbures, Pascal Houangni Ambouroue © GMT

Principe fondamental de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la mise en commun des réserves internationales des pays membres à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) représente aujourd’hui un défi majeur. Rendue quasiment impossible faute de rapatriement des devises, cette question revêt une importance capitale pour le Gabon, exportateur de produits de base et confronté à cette problématique comme l’a souligné Pascal Houangni Ambouroue.



La constitution des réserves de change est aujourd’hui plus qu’hier, un sujet préoccupant. Alors que l’un des principes fondamentaux de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), est la mise en commun des réserves internationales des pays membres à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), cette directive peine à être suivie faute de rapatriement effectif des devises.

Sachant que les actifs en devises des pays membres ne sont pas détenus au sein de la CEMAC, en plus du fait qu’ils ont été divisés par 3 entre 2010 et 2016 laissant planer un risque de dévaluation, cette problématique à un impact négatif sur l’économie gabonaise fortement dépendante de l’exportation de ces produits de base. Il est donc important de « reconstituer les réserves par l’application stricte des dispositions communautaires relatives au rapatriement des recettes d’exportations des sociétés résidentes CEMAC » comme l’a encore souligné Pascal Houangni Ambouroue.

Dans un rapport de 2018, le Fonds monétaire international (FMI), il a d’ailleurs été envisagé de « réformer le cadre de gestion des réserves internationales de la BEAC en tenant compte de l’évolution des besoins de ses pays membres ». Pour sa part, le Ministère du Pétrole et des Hydrocarbures propose la « mise en place d’une Commission Interministérielle communautaire chargée de réfléchir et proposer des pistes de solutions au plan communautaire ».

A noter que cette situation pourrait « faire fuir les investisseurs » bien que le nouveau code Pétrolier soit plus flexible. Il s’agit donc de trouver une solution concrète « en vue de sortir de manière définitive de cette situation ». Pour rappel, 35 Blocs pétroliers maritimes dont 23 sont en Offshore Profond,  12 sont en Offshore Conventionnel, ont déjà été mis aux enchères et permis d’attirer pas moins de 24 sociétés 18 en offshore peu profond et  6 en offshore profond et ultra profond.

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