Gabon: les régies financières et administrations assimilées sur le pied de guerre

Le porte-parole de la Cosyref Erisco Wilfried Mvou Ossialas © D.R

Le jeudi 9 mai dernier, les agents des régies financières et administrations assimilées ont tenu une assemblée générale extraordinaire à l’esplanade du ministère du Budget et des Comptes publics. Ainsi, la Confédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (Cosyref) regroupant l’ensemble de ces fonctionnaires a annoncé l’entrée imminente en grève illimitée pour nonsatisfaction de leur cahier de charges qui comprend entre autres le paiement intégral des 7 mois d’arriérés de primes.



C’est au cours d’une assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue ce lundi 13 mai que des centaines de fonctionnaires membres de la Cosyref ont tenu à monter au créneau face à la nonsatisfaction de leurs revendications. A cet effet, ils ont comme à l’accoutumée, menacé de paralyser l’ensemble des activités du ministère du Budget et dans de nombreux autres services déconcentrés.

Au centre des revendications, un cahier de charges que le gouvernement n’a pas observé en dépit des engagements pris par ce dernier notamment le paiement immédiat des 7 mois d’arriérés de primes, l’examen du cadre juridique du paiement de ces primes, le nonrespect des engagements pris par le gouvernement en 2017 et l’absence de publication du rapport des travaux en commission bipartite. Le porte-parole de cette centrale syndicale Erisco Wilfried Mvou Ossialas a d’ailleurs estimé que la levée de ce mouvement était conditionnée par le règlement de ces points.

Par ailleurs, contrairement aux années antérieures où un service minimum était observé par ces agents, cet énième mouvement de grève devrait somme toute, être durcie. En effet, dans le procès verbal émis à l’endroit du gouvernement, les agents des régies financières et des administrations assimilées précisent que la non-satisfaction intégrale des ces points de revendications entraînera, pour les uns, la non reprise du travail, et pour les autres, la non-participation au dialogue social initié par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale.

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