dimanche,29 novembre 2020
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Gabon: les raisons qui justifient la déclaration de l’année blanche selon Snec-UOB

L’un des points saillants du récent point de presse du Syndicat national des enseignants-chercheurs et chercheurs section Université Omar Bongo reste la proposition faite au ministre Patrick Mouguiama Daouda de décréter l’année blanche au regard des contorsions de la tutelle pour rendre effective une année scolaire et universitaire qui sont manifestement incompatibles avec la crise actuelle. 

Une année blanche qui aura le mérite de régler plusieurs problèmes structurels nécessaires à un fonctionnement optimal de l’alma mater des universités gabonaises. Parmi ces problèmes, on peut citer entre autres, l’augmentation des capacités d’accueil de l’université, le toilettage les textes fixant l’organisation et le fonctionnement de l’UOB, la régularisation de toutes les situations administratives ou encore la tenue des états généraux de l’Université Omar Bongo. Cidessous, nous publions in extenso, les raisons qui justifient la déclaration d’une année blanche par le Snec Uob. 

« L’année universitaire 2020-2021 déclarée « Blanche », nous aidera probablement à construire et réaliser cette victoire, notamment, par :

  • La sécurisation du campus universitaire, avec l’édification d’une barrière de 3 mètres de hauteur et un contrôle mieux structuré de toutes les entrées. Nous pensons que l’édification de cette barrière peut être réalisée par le Génie militaire (très onéreux) ou par le Génie civil (moins onéreux) estudiantin de l’USTM, de l’ENSET ou scolaire du Lycée Technique National Omar Bongo. Suivra la mise en place d’une Police universitaire dont les modalités de création devraient être mises à l’étude dans les délais les plus brefs. La création de la Police universitaire succédera aux opérations de déguerpissement par la Gendarmerie nationale, des délinquants qui squattent le campus ; 
  • La construction de résidences universitaires et la réouverture du restaurant universitaire ; 
  • L’augmentation des capacités d’accueil de l’université, en menant à terme les travaux de réhabilitation de l’existant et la construction de nouveaux amphithéâtres et salles de classes, tel que promis par le Gouvernement en octobre 2019. Il est de notoriété publique que les capacités d’accueil de l’Université Omar Bongo ont alimenté les cahiers de charges des différents syndicats depuis ces dix dernières années, sans rencontrer le bon accueil des Pouvoirs publics ; 
  • La réhabilitation de toutes les voiries, la circulation sur le campus relevant d’un parcours de combattant pour les conducteurs de voitures basses ;
  • Le désengorgement de l’Université Omar Bongo par le redémarrage des travaux de construction des Universités d’Oyem, Mouila, Boué et Port-Gentil ;
  • La rupture de la fracture numérique, pour une meilleure acquisition et application du E-learning. Celui-ci ne saurait seulement être une solution consécutive à la Covid-19, mais un outil didactico-pédagogique nécessaire, rendus que nous sommes, au XXIème siècle ;
  • Le toilettage les textes fixant l’organisation et le fonctionnement de l’UOB. Ceux en cours ne cadrent plus avec les exigences du moment, parce que frappés de caducité et d’obsolescence ; 
  • L’organisation, semestriellement, de Conseils d’Établissements, gages d’un bon suivi des programmes, offres de formation et du respect du temps pédagogique maximal du régime LMD, à savoir, 16 semaines par semestre (13 semaines de cours et 3 semaines d’examens de rattrapage) ; 
  • La mise en place d’Obligations Semestrielles de Services (OSS) en vue de réguler les heures supplémentaires ;
  • La régularisation de toutes les situations administratives ;
  • La mise en place d’un terminal à la solde, à l’exemple de la Magistrature et des Forces de Défense et de Sécurité, pour la codification au moyen de l’Attestation d’inscription aux diverses Listes d’Aptitude du CAMES, pour parvenir à « zéro (0) retard de reclassement », et mettre ainsi fin aux aberrations telles que des gradés percevant des salaires de grades inférieurs. Cela contribuerait ainsi à la réduction de la dette intérieure de l’État par un rappel zéro ;
  • La tenue des états généraux de l’Université Omar Bongo, incluant tous ses acteurs à partir du 1er novembre 2020. Les conclusions et recommandations de ces états généraux devront faire l’objet d’un Conseil National de l’Enseignement Supérieur, en application des articles 20 et 30 de la Loi 21/2000 du 10 janvier 2001, déterminant les principes fondamentaux de l’Enseignement Supérieur en République Gabonaise.

L’observance de tous les aspects exposés, ci-dessus, pourrait, de notre point de vue, assurer une rentrée universitaire 2021-2022 (en octobre 2021) dépouillée de toute velléité de perturbation, pour un envol durable et certain de l’UOB vers des horizons qui feront sa fierté. Car, de la façon dont, à travers le monde, les Gouvernements se sont appuyés sur les experts et techniciens de la santé, jugés aptes à donner les meilleures orientations, pour prendre les grandes décisions, de cette façon ce principe de sagesse doit s’observer dans les secteurs de l’éducation et de la formation. Le SNEC-UOB exige donc que le Gouvernement tienne compte de l’avis des enseignants-chercheurs dans ses prises de décisions concernant les secteurs susmentionnés.

Voici, Mesdames et Messieurs de la presse, le propos que le SNEC-UOB a voulu vous adresser ce jour.

Je vous remercie » 

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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