samedi,27 novembre 2021
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Gabon : les prix des transports urbain et sub-urbain doublés dans le Woleu-Ntem

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Après la mise en place de mesures restrictives du gouvernement sur le nombre de passagers, les transporteurs terrestres ont décidé de compenser leurs pertes enregistrées à la suite de cette décision. Ainsi le trajet Libreville-Oyem est passé de 12.000 Fcfa à 25. 000 Fcfa quand celui de Bitam vers Oyem est monté à 5000 Fcfa. Le tout au nez et à la barbe des autorités du secteur du transport. 

Les usagers de l’axe de transit allant de Libreville vers le woleu-Ntem et ceux qui vivent au sein des chefs-lieux de la province septentrionale sont depuis quelques jours contraints de payer le prix fort pour pouvoir se déplacer. En effet, selon une source proche d’une agence exerçant sur cet axe routier les tarifs ont été revus à la hausse à cause de la mesure gouvernementale relative au nombre de passagers admis dans les véhicules. Ainsi, le prix du transport est passé du simple au double. 

Pour rallier par exemple la ville d’Oyem en partant de Bitam, les usagers doivent désormais débourser la somme de 5000 Fcfa alors que le trajet était à 2500 Fcfa ou tout au plus 3000 Fcfa il y a quelques jours encore. Même réalité pour les clients de Libreville qui doivent dorénavant payer 25.000 Fcfa pour obtenir une place qui auparavant coûtait 12.000 Fcfa. 

S’il y a augmentation brutale  du prix de transport urbain, il semble que le transport suburbain n’est pas en reste. En effet, il a connu une augmentation allant de 1000 Fcfa à 1500. C’est le cas notamment pour le trajet Bitam-Meyo-kye qui s’élève désormais à 2000 Fcfa et pour celui de Bitam- Konoville  majoré à 2500 Fcfa. Un choix assumé par les transporteurs urbains et suburbains qui évoquent les mesures préventives contre le Covid-19 adoptées par le gouvernement. Pour rappel, le gouvernement a décidé le lundi 16 mars 2020 dernier que le nombre de places dans les véhicules de transport soit réduit à 50%.

Par ailleurs, un responsable d’une agence de transport, qui a requis l’anonymat, a dénoncé une tentative de précarisation de leur activité.  « Qui peut réaliser une marge dans la journée ? On a des familles à nourrir. On transporte maintenant 8 clients dans tout un bus pour Oyem. Le prix du carburant et les contrôles payants ne nous permettent pas de supporter les pertes occasionnées »,a-t-il indiqué. Avant de conclure en indiquant que  « nous avons augmenté pour vivre. Si on nous oblige à baisser les prix autant arrêter. On le fera ! », a-t-il déclaré lors d’un entretien téléphonique qu’il a accordé à Gabon Media Time. 

Si l’attitude des transporteurs peut se comprendre du fait de l’inexistence des mesures d’accompagnement de la part du gouvernement, celle-ci a une incidence majeure sur la vie des populations qui ne peuvent plus se déplacer librement. Il revient donc au gouvernement de prendre enfin toute la mesure de cette situation.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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