Gabon: Les partis politiques appellent à la revitalisation du CND

Les membres du CND interpellent Ali Bongo Ondimba © GMT

Ce mardi 5 février 2019, les responsables des partis politiques de la majorité et de l’opposition siégeant au sein Conseil national de la démocratie (CND) ont effectué une déclaration au Bas de Gue Gue dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville. Lors de cette communication, le parte-porte de circonstance des 53 formations politiques affiliées à cette institution, Joachim Mbatchi a appelé à la revitalisation de l’institution présidée par Séraphin Ndaot.

Au cours de sa communication, Joachim Mbatchi est revenu sur les objectifs assignés au CND lors de sa création. « Cette institution, née des Accords de Paris au même titre que la Commission nationale électorale (CNE) en 1994, visait à s’établir comme un des moyens structurels de promotion et de régulation de la démocratie renaissante au Gabon », a-t-il déclaré.

Le collectif des 53 partis politiques a par la suite dénoncé la  situation de crise que traverse l’institution qui lors du dialogue politique d’Angondjé avait reçu des attributions en matières juridictionnelle et de médiation. « Depuis bientôt deux ans, le Conseil national de la démocratie est en proie à une crise qui l’enferme dans un dysfonctionnement notoire, caractérisé par la non tenue de sessions plénières, officiellement faute de dotation budgétaire devant lui permettre de jouer pleinement son rôle d’organe régulateur de la démocratie et de règlement des tensions politiques», a indiqué Joachim Mbatchi.

Face à ces dysfonctionnements, l’ensemble des partis politiques signataires de ladite déclaration a, par la voix de son porte-parole, sollicité et interpellé le président de la République Ali Bongo Ondimba, « afin d’instruire le gouvernement de bien vouloir prendre toutes les mesures nécessaires à la revitalisation du Conseil national de la démocratie, temple du débat politique par excellence et par voie de conséquence, institution politique para-parlementaire de premier ordre, dont le rôle salutaire n’est plus à démonter ».              

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