Gabon: «Les partenaires sociaux rêvaient pendant les états généraux de l’éducation», dixit Michel Menga

Michel Menga M'Essone © GMT

Appelés à défendre les mesures gouvernementales relatives aux nouvelles modalités d’attribution de bourses, le ministre de l’Education nationale Michel Menga a indiqué que ces mesures sont fondées et inaliénables. Il a cependant appelé les acteurs de l’éducation à proposer des issues plutôt qu’à recuser les textes dont ils ont contribué à l’édification.



C’est au tour d’un plateau spécial tenu le jeudi 11 avril dernier à 21h sur Gabon 1ère que le ministre de l’Education nationale et celui de l’Enseignement supérieur ont été amenés à défendre le projet de décret adopté le 29 mars dernier sur la modification d’accès à la bourse. Et ce, devant des acteurs de l’éducation, notamment Fridolin Mve Messa du Syndicat de l’éducation nationale (Sena) et les présidents des associations des parents d’élèves et d’étudiants, entre autres.

Pour Michel Menga, il s’agit ni plus ni moins d’un débat qui n’a pas lieu d’être. « Les enseignants qui aujourd’hui viennent décrier la mesure oublient qu’ils  y sont à l’origine. Les partenaires sociaux rêvaient pendant l’édification des états généraux de l’éducation » ,a-t-il déclaré. Avant de poursuivre que « le gouvernement a adopté ces mesures sur la base des statistiques recueillies ces 4 dernières années, où on voit bien que les admis au baccalauréat sont entre 18 et 20 ans avec 12/20. Nous avons tenu compte des difficultés d’où les 2 ans accordés au redoublement », a-t-il précisé.

En réaction aux accusations portées par le Sena, le ministre de tutelle a décliné toute responsabilité personnelle. « Je suis ministre depuis 3 mois et j’ai trouvé ce dossier. Les partenaires sociaux ne peuvent se dédouaner de leur responsabilité. L’article 24 de ces travaux démontre clairement le cursus que doit avoir un élève. Nous ne reviendrons pas dessus mais nous sommes ouverts à une table ronde où on va ensemble étudier la question sans envoyer nos enfants dans les rues », a-t-il indiqué.

Après que les partenaires sociaux eurent pointé du doigt l’anachronisme dans l’application de ces mesures, Michel Menga a indiqué que des mesures au cas par cas sont en cours. « Nous avons durant le conseil interministériel tenu ce jour, étudié le cas des établissements professionnels et techniques où nous pensons que certains apprenants s’épanouiraient le mieux. Les conclusions seront connues dans quelques heures. L’heure n’est pas aux critiques mais aux propositions pour le bien de nos enfants », a-t-il conclu .

Si pour le gouvernement, la sortie des responsables mis à l’index ne souffre d’aucune ambiguïté, les parents et les élèves restent sceptiques. Pour ces derniers, la charrue a été mise avant les boeufs. «  Nous avons écouté vos explications mais nous ne les trouvons pas logiques. Vous voulez des élèves excellents, mettez les conditions d’études excellentes », a confié un des leaders des élèves.

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