vendredi,2 décembre 2022
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Gabon: les parents d’enfants souffrant d’IMC abandonnés par l’Etat

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La célébration, le jeudi 6 octobre dernier, de la Journée mondiale de la paralysie cérébrale a été l’occasion pour les parents d’enfants souffrant d’infirmité motrice cérébrale (IMC) d’interpeller l’État sur la prise en charge de ces jeunes compatriotes. Ces derniers mis en marge des politiques publiques revendiquent un meilleur suivi pour faire corps avec l’égalité des chances.

À l’instar de la communauté internationale, le Gabon a célébré ce jeudi la Journée mondiale de la paralysie cérébrale. Opportunité idoine pour dresser le diagnostic de cette question dans notre pays. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’accompagnement réservé à cette couche de la société est quasi nul. Aussi, les parents d’enfants souffrant d’infirmité motrice cérébrale (IMC) ont-ils réitéré leur plaidoyer à l’endroit des autorités compétentes.

En effet, en vue de la mise en place d’une véritable politique d’aide et de soutien à leur profit et à celui des futurs parents d’enfants IMC, des mères de famille à l’instar de Marina Bouassa,ont pointé du doigt l’indifférence des autorités publiques. Pour cette dernière, l’heure est venue de faire écho de cette situation et de ne ménager aucun effort pour définitivement prendre à bras le corps ce problème de santé publique.

« Mon cri va à l’endroit des autorités, des personnalités publiques, des footballeurs, des musiciens, en somme, à ceux qui peuvent offrir un cadre public idéal à nos enfants. Je les exhorte à réagir, à agir. Je ne les appelle pas à faire des dons de couches, de lingettes ou même d’argent, je les invite plutôt à œuvrer en vue de la mise en place de structures adaptées pour le développement de nos enfants IMC », , a-t-elle souligné.

Cette jeune mère rappelle en substance que d’autres moyens devraient se joindre à la kinésithérapie. « Au-delà de cette discipline, nos enfants ont besoin d’orthophonie, d’éducation spécialisée. Pour développer leurs cerveaux, et pourquoi pas, développer d’autres aptitudes », a-t-elle précisé. S’ils reconnaissent certains efforts de la part de l’État, les parents d’enfants IMC estiment néanmoins qu’il reste beaucoup à faire. 


« Toutes les structures prenant en charge les IMC sont privées. L’État, à travers la CNAMGS, a décidé d’accompagner certains enfants en les inscrivant dans ces structures, mais combien sont-ils ? Combien sont ceux qui sont actuellement à la maisonparce que n’ayant pas bénéficié de cette aide ?» interroge-t-elle. Gageons que cette sortie saura interpeller le Dr. Guy Patrick Obiang Ndong et l’appareil gouvernemental sur l’urgence.

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