jeudi,29 octobre 2020
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Gabon : les incongruités de Antonela Ndembet-Damas à la 43ème session ordinaire du Conseil des droits de l’Homme

Présente à Genève en Suisse depuis le 25 février 2020 où elle participe à la 43ème session ordinaire du Conseil des droits de l’Homme (CDH), la ministre de la Justice Garde des Sceaux, Erlyne Antonela Ndembet-Damas invitée à se prononcer sur la question du respect des droits de l’Homme au Gabon s’est immolée de contrevérités peignant un tableau inexacte consistant à faire croire que lesdits droits sont respectés. Une hérésie au regard de l’actualité récente à la prison centrale de Libreville faisant état des actes de torture et au sort réservé aux prisonniers politiques dans notre pays.  

Erlyne Antonela Ndembet-Damas se serait-elle vautrée, consciente dans un un déni flagrant de réalité ? C’est la question qu’on est en droit de se poser au regard de la posture prise par le numéro 1 de la justice gabonaise  au moment de donner son avis sur le respect des droits de l’Homme au Gabon au 43e session ordinaire du Conseil des droits de l’Homme (CDH). 

Pour la ministre de la Justice Garde des Sceaux « le Gabon va tenir ses engagements internationaux et améliorer par la même occasion la mise en oeuvre des instruments juridiques internationaux inhérents aux droits de l’Homme.  Avant d’énumérer de pseudos avancées en matière de libertés fondamentales. Lesquelles avancées sont perceptibles à travers la jouissance par tous les citoyens de leurs droits » nous rapporte le site d’information en ligne TopinfoGabon

Un discours aux antipodes de la réalité  gabonaise et surtout de son actualité juridique dominée ces dernières semaines par des pratiques d’une particulière gravité et pour lesquelles la ministre de la Justice y compris le parquet ont été interpellés. Des actes faisant état d’agressions sexuelles, tortures et sévices physiques puis de menaces de mort. Des pratiques dénoncées par les avocats de hautes personnalités citées et en détention préventives dans le cadre de l’opération « Scorpion ». Qu’il s’agisse de Justin Ndoundagoye ou de Christian Patrichichi Tanasa, tous deux ont aux dires de leurs avocats, ont été agressés sexuellement et torturés à la prison centrale de Libreville. 

Dans une lettre ouverte Christian Patrichichi Tanasa publiée dans l’hebdomadaire Moutouki dans sa parution du jeudi 23 février 2020 a soutenu les prétentions de ses avocats : « j’ai été bel et bien victime de violences sexuelles dans cette cellule d’isolement » a souligné Patrichi Tanasa Mbadinga dans la lettre envoyée à Erlyne Antonela Ndembet-Damas. Dans le même esprit, Maîtres Cédric Maguisset et ses confrères dont calvin Job avocat de l’honorable Justin Ndoundagoye déclaraient « l’honorable Justin Ndoundagoye est tout simplement en danger de mort à la prison centrale de Libreville, au regard notamment des actes de torture et sévices dont il a été victime, des menaces de mort dont lui et ses proches ont fait l’objet » dans un des nombreux communiqués de presse qu’ils ont fournis depuis qu’ils dénoncent ces actes ignominieux sur leurs clients. 

Interpellée sur la question par l’opinion et par certains membres de la société civile dont Georges Mpaga lequel se demandait « Comment Mme la ministre de la Justice, chargée des Droits de l’Homme permet-elle de telles atrocités ? Qui a donné l’ordre ? ET quels sont les auteurs ? », Erlyne Antonela Ndembet-Damas n’a pas trouvé mieux que de pondre un message sur  fond de menace contre toutes les personnes qui se sont insurgées contre ces pratiques déshumanisantes y compris les avocats. 

Une sortie qui avait contraint le barreau à se lever trouvant « inadmissible les propos » de la ministre de la justice et en même temps dans la foulée, maître calvin Job un des avocats de la défense, « Ces propos sont une manière de prendre parti contre la défense, le but étant de la réduire au silence. Ces propos marquent un intérêt partisan, un déni d’une réalité que le monde entier constate et connaît », avait dénoncé Me Calvin Job. 

 L’on se demande alors de quel respect des droits de l’Homme au Gabon, Erlyne Antonela Ndembet-Damas est-elle allé se prévaloir à la 43e session ordinaire du Conseil des droits de l’Homme (CDH) à Genève en Suisse, sachant pertinemment et en toute conscience que le Gabon viole de façon insidieuse, par ses actes, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques  et la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. 

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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