Gabon: les femmes, un atout de développement économique

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Alors que la question de l’égalité homme/femme n’a jamais été aussi présente dans les discussions, plusieurs indicateurs soulignent l’importance de ces dernières dans le développement économique. Ainsi, plusieurs études démontrent que « les femmes qui sont en bonne santé » sont plus susceptibles de travailler à l’extérieur, d’avoir l’endurance et l’énergie requises pour les tâches physiques, tout en effectuant plus d’heures.



Alors que la décennie de la femme bat son plein au Gabon avec un ministère dédié, force est de constater que dans la réalité, les femmes sont encore trop souvent lésées. Pourtant, dans le rapport général sur la situation de la femme gabonaise paru en août 2017, le président Ali Bongo indiquait  de nombreux changements.

En effet, si « une politique prioritaire pour l’amélioration et la transformation profonde de la condition de la Femme Gabonaise sur tous les plans » avait été annoncée, les faits peinent à le démontrer. Or, David E. Bloom, Michael Kuhn et Klaus Prettner, trois éminents chercheurs, ont prouvé que « les investissements dans la santé et l’éducation des femmes stimulent le développement économique ».

Mieux encore, pour ces chercheurs « en termes de développement économique, il s’avère très payant d’investir dans l’éducation des femmes et de veiller à ce qu’elles aient des perspectives d’emploi et d’autonomisation ». Si le Gabon peine encore dans ce domaine, des pays comme le Rwanda ont su matérialiser cette vision, avec des résultats probants.

Par ailleurs, une étude du Fonds Monétaire International (FMI), décrivait les femmes comme un « activateur de l’économie », soulignant le fait qu’elles contribuent « à la croissance et au développement économique de manière directe et indirecte ». En outre, « la bonne santé maternelle a des effets positifs sur le développement intellectuel, le comportement et les résultats scolaires des enfants ».

Si certaines femmes font office d’exception au Gabon à l’instar de la ministre de  la Fonction publique Madeleine Berre, de l’ancienne Procureure générale Sidonie Ouwe, de la patronne d’Ecobank Gaëlle Biteghe, ou de la Basketteuse Géraldine Robert, elles sont encore trop peu nombreuses. Il serait donc temps de miser sur les femmes qui représentent une part non négligeable de la population gabonaise et mondiale.

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