Gabon : les ex-employés de Kanal 7 roulés dans la farine par Billie-By-Nze?

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Siège de Kanal 7 © D.R.

Créée en septembre 2014, la chaîne Kanal 7 avait été cédée au ministère de la Communication, le 28 juin 2017. Seulement, trois ans après ladite cession, certains employés de ce média privé n’ont toujours pas perçu de salaire. Pire, ils font face au mutisme ahurissant des pouvoirs publics par la voix desquels, Bilie-By-Nze s’était pourtant montré rassurant. 

Pour mémoire, la chaîne Kanal 7 avait été remise de façon symbolique à Alain Claude Bilie-By-Nze, par son propriétaire et ancien ministre de l’Egalité de chances, Blaise Louembé. Une cession qui s’était poursuivie par le passage de cette chaîne sous pavillon Groupe Gabon Télévisions. La chaîne devenait ainsi, un média public, sous la tutelle du ministère de la Communication.


Cette cession s’inscrivait en droite ligne du respect de la réglementation en vigueur n’autorisant pas les membres du gouvernement à être promoteur d’outils de communication. Voulant donc se conformer à cette loi, Blaise Louembé a procédé à la cession de cette chaîne de télévision privée aux autorités gabonaises. « La loi est faite pour être respectée », avait-il déclaré.

Pour le personnel en activité dans cette chaîne, l’actuel  ministre des Affaires étrangères s’était montré plus que rassurant, leur promettant ainsi des lendemains meilleurs. « qu’il n’y ait pas chez vous des inquiétudes, des appréhensions. Personne ne sera chassé de la télévision sauf par son propre gré. Nous travaillerons à définir ensemble le projet que nous allons porter », avait promis Bilie-By-Nze. Mais aujourd’hui, il semblerait que ces promesses n’étaient que de la poudre aux yeux. 

Sauf que trois ans après, une partie des anciens salariés de Kanal 7 est abandonnée à son triste sort. En effet, la situation de précarité déjà dénoncée il y a deux ans semble perdurer sans que cela n’émeuve les pouvoirs publics. Faute de salaires, parfois sans abri et surtout incapables de subvenir à leurs besoins primaires en raison de l’absence de ressources financières, ils en appellent à l’intervention des plus hautes autorités de l’Etat pour régulariser cette situation dont elles sont à l’origine. 

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