Gabon: les Etats-Unis en soutien de l’agrandissement de la prison de Lambaréné

Porte Lambarené © D.R

Dans le cadre de l’assainissement des espaces carcéraux, une délégation de la direction des droits de l’Homme, des experts américains et le commandant en chef de la sécurité pénitentiaire ont effectué un audit à la prison de lambaréné. Cette opération s’est déroulée autour de deux inspections : interne et externe, et a conduit à une mesure d’agrandissement de cette prison.  

GABON LIBREVILLE

La plus haute autorité pénitentiaire le commandant en chef Olivier Moulengui Nfonda était accompagnée de la directrice de la promotion des droits de l’Homme, Paolo Biyogou ainsi que des officiels américains à savoir respectivement de Aimé Terry Kidwell et la consule des Etats-Unis d’Amérique au Gabon, Nathalie Peterson à la prison centrale de lambaréné. Une visite opportune quand on sait l’état délabrement de ces locaux dans notre pays. Toujours est-il, que l’audit s’est effectué sur deux plans : interne et externe.

S’adressant aux agents de cette maison d’arrêt, le commandant en chef a décliné les objectifs et les opportunités d’un tel audit. « Nous sommes en mission commise par le ministre d’Etat,Garde de Sceaux, pour voir sur place les réalités carcérales et en faire une évaluation, afin de nous prononcer sur le projet d’extension ou de construction de cette prison. J’ai, avec moi, comme vous pouvez le constater, un expert des prisons des USA, un consul de ce pays, un expert gabonais des droits de l’Homme ainsi que mes collaborateurs immédiats. Veuillez répondre à toutes questions que le experts vont vous poser, pour le bien de la mission, avant que nous ne visitions l’intérieur de cette maison carcérale », a expliqué le commandant en chef aux agents tous réunis sous un hangar.

A la suite, les officiels ont pu constater l’inadéquation entre le nombre de détenus et le nombre de place. En effet, construite en 1953 pour accueillir une cinquantaine de détenus, elle occupe aujourd’hui 226 âmes et 9 box. A cela s’ajoute le mélange des adultes et des mineurs. Seules les femmes sont séparées. Absence criante du minimum pour faciliter une réinsertion sociale, ainsi que des toilettes insalubres, et un dispensaire vide en médicaments de première nécessité.

La commission a bien pris note des difficultés quotidiennes de ces populations se socialiser à nouveau et a envisagé un agrandissement dans les courts termes et une fournitures en matériels.

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