jeudi,21 octobre 2021
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Gabon: les établissements privés et laïcs au bord du gouffre

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Confrontés à d’énormes difficultés de gestion dues aux arriérés de paiements de frais d’écolage depuis plus de 2 ans par l’État, les ordres d’enseignement privés confessionnels et laïcs du Gabon courent droit vers le précipice. Évaluée à plus d’un milliard FCFA, cette dette est devenue un réel frein au fonctionnement de ces établissements tant leur bon fonctionnement est tributaire de la stabilité de leur trésorerie.

Dans un entretien accordé il y a quelques jours à notre confrère L’Union, Henriette Ondo Eva a rappelé le lien indéfectible qui les lie à l’Etat Gabonais. « C’est convaincus de notre partenariat avec l’État que nous avons accepté les élèves orientés par le gouvernement dans nos différents établissements secondaires », a déploré la présidente de la Fédération des établissements secondaires privés confessionnels et laïcs du Gabon (FEPCLG).

En outre, elle a dénoncé l’attitude peu responsable de leur partenaire qui peine à tenir ses engagements et ce, avant la crise sanitaire liée à la pandémie à Coronavirus. « Mais trois années scolaires plus tard, notre partenaire ne parvient toujours pas à s’acquitter de ses dettes, malgré notre patience »,  a déploré Henriette Ondo Eva. En effet, les années académiques 2018-2019 et 2019-2020 n’ont toujours pas été soldées pour ce qui est des frais d’écolage de l’ensemble des apprenants de la 6ème en terminale.

Apprend-t-on, que la dette de l’État envers les ordres d’enseignement privés confessionnels et laïcs du Gabon s’élève désormais à plus d’un milliard de nos francs, l’année en cours comprise. Pourtant ce dossier ne semble pas être une priorité au sommet de l’administration. « C’est dommage. Sur le montant total, l’État n’avait payé partiellement qu’une seule année scolaire, celle de 2018-2019. soit 52% de la dette de cette période payée aux établissements uniquement laïcs », a-t-elle regretté. À cette allure, la FEPCLG craint ne pas pouvoir terminer le second quadrimestre. Vivement une réaction du professeur Patrick Mouguiama Daouda.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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