Gabon: les enfants des diplomates déscolarisés pour impayés

Ministère des Affaires étrangères © GMT

Des pancartes, des vestes et des robes déchiquetées pour illustrer comme il se doit la précarité dans laquelle ils sont plongés. Depuis 2 janvier dernier, les agents du ministère des Affaires étrangères regroupés au sein de leur syndicat se sont levés pour dénoncer le calvaire qu’ils vivent. Parmi les points inscrits à leur cahier de charges, le non paiement des frais de scolarités des enfants des diplomates.

Exhumée par nos confrères du Moutouki, une lettre datant du 8 août 2017 écrite par l’ancien directeur général des Affaires étrangères, Alfred Moungara Moussotsi, au directeur général du Budget, expose cet état de fait. Dans la correspondance, l’ambassadeur demande au DGBFiP, le règlement partiel des frais de scolarité de l’année 2017-2018.

Fort de sa longue expérience en tant que diplomate,  Alfred Moungara Moussotsi rappel que «la rentrée scolaire dans la plupart des pays dans lesquels se trouvent nos missions diplomatiques et postes consulaires commencent le 1er septembre prochain et les responsables des établissements exigent le paiement de frais de scolarité à cette date», indique-t-il.

Plus qu’une énième interpellation, l’ancien directeur général des Affaires étrangères fait constater au directeur général du Budget que certains établissements, du fait de la confiance rompues, ont tout simplement décidés «de ne plus inscrire les enfants des diplomates gabonais avant que ceux-ci ne paient l’intégralité des frais de scolarités», précise-t-il.

Voilà là exposé une situation fort embarrassante. Dans un récent entretien accordé à Gabon Media Time, Ghislain Boukandji, le secrétaire général du Syndicat des agents des affaires étrangères déplore cette situation qui, selon lui, devrait réveiller un brin d’humanisme et de patriotismes des autorités compétentes, qui depuis n’ont su faire preuve que d’indifférence à l’égard des diplomates.

«À l’heure où je vous parle, certains collègues ont leurs enfants à la maison, car ils n’ont pas toujours reçus les frais de scolarité. Dans la majorité  de nos ambassades. Ils se débrouillent comme ils peuvent», précise Ghislain Boukandji.

Comme un signe prémonitoire venant accréditer l’une des revendications phares des syndicalistes, qui ont demandé la délocalisation des services des Affaires étréngères du bâtiment qui les abrite, un feu s’est déclenché au 4eme étage dudit ministère, le vendredi 16 mars,  du fait d’un court circuit.

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