Gabon: les employés d’Azur s’en remettent à la Justice !

Siège social d'Azur Gabon à Libreville © GMT

Face au mépris affiché par les responsables de la maison de téléphonie mobile Azur Gabon qui peine à éponger leurs arriérés de salaire, ses agents constitués en Collectif, ont décidé d’ester en justice leur employeur, si ce dernier persiste à ne pas honorer les engagements contenus dans le procès-verbal signé deux mois auparavant entre les différents partenaires.

Ras-le-bol de se faire mener en bateau, et de subir sans cesse les magouilles dilatoires de leur hiérarchie, le personnel d’Azur Gabon vient de donner un délai de réflexion à l’Administrateur général d’Azur Telecom, Jean Bruno Obambi, afin que ce dernier puisse réagir et faire respecter les engagements consignés dans le procès-verbal de conciliation.

En effet, selon un des délégués du personnel, ledit procès-verbal signé entre le directeur général d’Usan Gabon, le groupe Azur Télécoms et leur supposé partenaire Lycamobile stipulait que, «l’employeur s’engageait à régler le paiement de deux mois d’arriérés de salaires aux employés. Qu’il maintiendrait la régularité des salaires dans les conditions légales. Et que le paiement échelonné sur 12 mois du reste des arriérés dus, seront effectués en temps et en heure».

Des engagements qui, selon les employés de cette structure n’ont jamais été respectés. Bien au contraire, il semblerait d’après le délégué du personnel d’Azur Gabon que, le partenaire Lycamobile censé reprendre l’opérateur de téléphonie mobile Azur, n’a jamais vraiment existé. Une découverte, qui a finalement amené les différents délégués du personnel, à saisir l’Inspection du travail.

Réunis en assemblée général extraordinaire, et prenant acte du non-respect du procès-verbal de conciliation par le directoire de l’entreprise, ces derniers ont décidé de reprendre et de durcir cette fois ci, le mouvement de grève illimitée, de ne pas observer un service minimum et d’obstruer l’accès aux locaux de la société, si rien n’est fait. Tout cela, en poursuivant le dépôt des lettres de plaintes de tous les agents à l’inspection du travail.