vendredi,25 septembre 2020
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Gabon: les dignitaires de la République condamnent la modification du Code pénal

C’est à l’occasion d’un point de presse tenu ce vendredi 24 juillet que les Dignitaires de la République se sont exprimés sur les lois portant modification des dispositions du Code pénal. Pour ces anciens hauts commis de l’Etat parmi lesquels on compte l’ancien président de l’Assemblée Nationale Marcel Eloi Rahandi Chambrier, le retrait de l’alinéa 5 de l’homosexualité actant la dépénalisation de l’homosexualité et les peines lourdes infligées en cas contestation de l’état civil sont des déviances qui ne sauraient être érigées en principes juridiques. 

C’est conscients, entre autres « de leur mission d’être, à leur niveau, la mémoire et la conscience de la Nation gabonaise en leur qualité de dépositaires des valeurs éthiques et morales de nos Communautés nationales » que les membres du Collectif des Anciens, Cadres, Notables et Dignitaires de la République dont les figures de proues sont entre autres, Jean Eugène Kakou Mayaza ancien ministre de la République, Marcel Eloi Rahandi Chambrier ancien président de l’Assemblée nationale et Paul Malekou ancien membre de la Cour constitutionnelle se sont exprimés sur la dernière modification du Code pénal. 

Sur cette actualité qui a fait couler beaucoup d’encre dans l’opinion, injectant par son aspect, le venin de la division, deux textes ont attiré l’attention des Notables et Dignitaires de la République. Il s’agit « des deux lois modifiant les dispositions du Code pénal, l’une tendant à la dépénalisation de l’homosexualité et l’autre condamnant à de lourdes peines d’amende et d’emprisonnement la contestation de l’état civil de sujet aux origines indéterminées »

Prenants appui sur l’article 1er, 21 de la Constitution qui en substance enseigne que chaque citoyen a le devoir de défendre la patrie et l’obligation de protéger la Constitution et témoins en outre « depuis l’accession du Gabon à la souveraineté internationale, de l’évolution naturelle de nos mœurs, us, coutumes, pratiques et traditions », le Collectif des Anciens, Cadres, Notables et Dignitaires de la République estime que « les déviances et autres vices inhérents à la faiblesse individuelle de chaque être humain ne sauraient être érigés en principes juridiques qui leur soient contraires », a précisé Jean Eugène Kakou Mayaza ancien membre de cour constitutionnelle. 

Eu égard aux éléments précédemment et soucieux de préserver les valeurs, profondes et fondamentales de la société gabonaise, Paul Malekou du reste ancien ministre et ses comparses du  Collectif des Anciens, Cadres, Notables et Dignitaires de la République ont lancé un appel solennel au « Au Président de la République, au Premier Ministre et aux Membres de son Gouvernement pour les inviter instamment à revenir au strict respect des valeurs héritées de nos Aïeux, à l’esprit et à la lettre de la Loi fondamentale », ont-ils indiqué.  

Le même appel a été lancé à l’endroit des Présidents et aux membres des deux Chambres du Parlement, aux Président et aux Juges de la Cour Constitutionnelle, aux Hautes Juridictions du Pouvoir Judiciaire, Président et aux Membres du Conseil National de la Démocratie et à la Communauté des Scientifiques et des Chercheurs Gabonais. 

Chacun dans sa position devra successivement «  revenir sur leurs délibérations et consacrer leur précieux temps et les moyens qui leurs sont dévolus, aux véritables priorités nationales », pour les représentants du peuple, à « rejeter pour inconstitutionnalité manifeste et évidente tous textes qui seraient éventuellement soumis à leur sanction » s’agissant de la Cour Constitutionnelle , à « opposer une fin de non recevoir sans équivoque à toute action qui serait ouverte devant leurs instances en se fondant sur lesdits textes querellés ».  

Pour la Communauté des Scientifiques et des Chercheurs Gabonais il s’agira de « démontrer l’absurdité physique, physiologique, biologique, sanitaire et éthique de toutes dispositions officielles allant à l’encontre de l’ordonnancement scientifique de l’univers, sans risquer d’encourir le déshonneur d’être la risée des autres Communautés scientifiques à travers le monde », ont-ils insisté. 

Tout en félicitant les autorités morales et religieuses, traditionnelles, chrétiennes ou musulmanes, d’avoir condamné courageusement et sans concession aucune, « tout projet de loi, loi ou règlement public qui tendrait à encourager la perversité, la permissivité, les déviances contre nature ou contre les préceptes des différentes Écritures Saintes », le Collectif des Anciens, Cadres, Notables et Dignitaires de la République a tenu à rappeler aux autorités gabonaises « que le crime de HAUTE TRAHISON sanctionné par la Constitution est également justiciable devant le tribunal des Hommes et de l’Histoire ».  

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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