Gabon: les débiteurs de la BGD menacés de poursuites judiciaires 

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Le siège de la BGD à Libreville. © Gabonreview

Après avoir ordonné la fermeture le 31 mai dernier de la Banque gabonaise de développement (BGD), le liquidateur désigné par la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac) poursuit sa mission d’apurement. Ainsi, après avoir rappelé à l’ensemble des débiteurs les 11 et 12 juin derniers qu’ils devaient se présenter pour convenir de nouvelles modalités de règlement de leur dette, ce dernier vient de réitérer son injonction en les menaçant désormais de poursuites judiciaires et d’usage de la force publique. 

Fleuron du secteur bancaire gabonais il y a quelques années, la rentabilité et la renommée de la Banque gabonaise de développement ont dégringolé vertigineusement du fait de la gestion scabreuse de ses administrateurs directeurs généraux successifs, à l’instar de l’actuel ministre de l’Economie, des finances et des Solidarités nationales Roger Owono Mba, au point où le gendarme du secteur s’est résolu à demander sa liquidation. Ce dernier ne jugeant « pas crédible » le plan de restructuration proposé par le gouvernement de l’époque, notamment au regard « de l’urgence que requiert la situation très critique de cette banque », précisait-elle. 

Son liquidateur a décidé d’accentuer la pression sur les débiteurs de l’Institution financière afin qu’ils viennent s’acquitter de leur dette pour clore définitivement la procédure d’apurement dont il a la charge. En effet, après avoir rappelé à l’ensemble des débiteurs de la BGD les 11 et 12 juin derniers qu’ils devaient se présenter dans les plus brefs délais, auprès du Liquidateur aux fins de convenir de nouvelles modalités d’apurement de leur dette dans les livres de la BGD, ce dernier n’a pas manqué de réitérer son injonction à travers un communiqué publié dans L’Union du jour. Lequel rappelle à ces derniers qu’il leur reste (2) deux mois pour s’exécuter.

Faisant office de « dernière mise en demeure », cette injonction du Liquidateur judiciaire de la désormais exBanque de Développement, pourrait se transformer en « poursuites judiciaires, saisies des biens et usage de la force publique pour recouvrer », martèle-t-il dans son communiqué. Les débiteurs informés, ont donc jusque  fin octobre pour s’exécuter. 

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