Gabon: les circuits électriques anarchiques à l’origine d’un incendie au Haut-de-Gué-Gué

les circuits électriques anarchiques réduisent en cendre le domicile d'un enseignant au Haut-de-Gué-Gué © D.R

Depuis le mardi 12 février dernier, la famille du jeune Rodrigue Marombo enseignant d’anglais au Lycée Paul Indjendjet Gondjout est à la belle étoile. Et pour cause, un incendie issu d’un court circuit  a ravagé sa demeure sise au Haut-de-Gué-Gué dans le 1er arrondissement de Libreville et tout ce qui s’y trouvait sans causer, heureusement, de perte en vie humaine.

Les populations du haut de gué gué sont encore estomaquées depuis le terrible sinistre dont elles ont malheureusement le témoin oculaire dans la matinée du mardi écoulé. Selon le récit recueilli auprès du voisinage, la scène aurait eu lieu à 8 heures du matin alors que Rodrigue et sa femme s’étaient déjà rendus au travail. C’est alors qu’une coupure est intervenue brusquement. Près de 40 minutes après l’électricité est revenue avec une forte intensité qui a surpris l’ensemble des habitants du quartier.

C’est à ce moment que des étincelles ont été observées sur les câbles jouxtant les murs des habitats. Puis soudainement des flammes intenses ont pris la maison la plus proche, contraignant les riverains à se réfugier à distance pour ne pas être embrasés à leur tour. certains courageux n’ont ménagé aucun effort pour tenter de sauver les meubles avec tous les moyens nécessaires. Malheureusement tout était déjà enflammé et réduit en cendre malgré l’arrivée des pompiers vers 10 heures du matin.

Joint au téléphone par Gabon Média Time, Rodrigue le propriétaire de la maison détruite par les flammes a raconté son périple et traduit la tristesse qui l’anime.   « Le mardi 12 j’étais parti au travail et j’ai bien fait mon cours de 7 à 9 heures. A peine j’en sortais que mon téléphone retentissait et on m’apprenait que ma maison est en flamme. J’ai sollicité les services d’un grand frère collègue véhiculé qui m’a accompagné promptement sur les lieux. Mon voisinage était à pieds d’oeuvre vraiment je fus touché. Mais rien n’a pu être épargné, rien. », a-t-il confié.

Si aucune expertise n’a pu déterminer exactement les causes de cet incendie, tout porte à croire que les bricolages électriques sont la cause réelle conformément aux dires des témoins. Dans les quartiers dits populaires on aperçoit très souvent des câbles de circuit téléphonique devenir des câbles de liaisons électriques à haute tension. Des fois, le matériel est adapté mais les personnes en charge de la mise en oeuvre du circuit font des branchements anarchiques. La Société d’energie et d’eau du Gabon (SEEG)ne serait peut-être pas toujours responsable de ces sinistres comme beaucoup aiment à le distiller çi et là.

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