Gabon: les avocats de Moukagni Iwangou justifient la décision du juge

Le porte parole de l’US, Fred Aurele Zehou Moussock, entouré des avocats de Moukagni Iwangou, Me Pie Makanga et Me Gilbert Mfoumbi Moundounga © GMT

Quelques jours seulement après la fin du feuilleton médiatico-judiciaire qui a opposé les désormais ex membres du parti Union et solidarité (US), et qui a tourné en faveur de l’actuel président dudit parti, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, les conseils de ce dernier ont animé une conférence de presse, ce mardi 5 juin 2018, à l’Hôtel Excellence de Libreville, visant à expliquer la décision du juge, dans l’affaire qui opposait leur client à la présidente du Mouvement des jeunes upégistes (MJU), Elza Ritchuelle Boukandou.

Me Pie Makanga et Me Gilbert Mfoumbi Moundounga, tous deux avocats de Moukagni Iwangou, accompagné de Fred Aurele Zehou Moussock, porte parole de l’US, ont commenté, ce 5 juin, la décision du juge de référé qui s’est dit incompétent à se prononcer sur la radiation de Moukagni Iwangou de l’US. En effet, ce dernier était accusé d’avoir allègrement violé l’article 48 bis du règlement intérieur du parti, qui exposait à la radiation tout membre entré dans un gouvernement du camp opposé.

Pour les avocats de Moukagni-Iwangou qui avaient soulevé l’exception d’incompétence du juge, la requête de la requérante ne pouvait aboutir, puisque contraire à l’article 29 du règlement intérieur du parti. Une démarche qu’Elza Ritchuelle Boukandou n’aurait nullement entreprise, à en croire les conseils de Moukagni-Iwangou. «Il n’y a rien dans ce dossier comme pièce justifiant la saisine de la Commission à l’éthique», a indiqué Pie Makanga.

Pour Fred Aurele Zehou Moussock, la décision du juge de référé est parfaitement justifié d’autant plus que ce dernier n’a fait «qu’observer l’État de droit, tout en respectant la démocratie interne au parti».

Outre l’exception d’incompétence, les avocats du président de l’US, accusent également Elza Ritchuelle Boukandou de vice de procédure. Cette dernière aurait ainsi violé l’article 31 du règlement intérieur prescrivant comme démarche d’adresser la saisine au secrétaire général du parti qui, à son tour, devrait la transmettre à la Commission à l’éthique et à la loi.

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