mercredi,10 août 2022
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Gabon: Les attributions du FMI «pour les nuls»

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Créé en 1944 lors d’une conférence des Nations Unies à Bretton Woods dans le New Hampshire aux États-Unis, le Fonds monétaire international (FMI) est aujourd’hui l’institution de référence en matière de coopération économique. Encourageant la stabilité financière, et la coopération monétaire internationale, cette institution dont le Gabon est membre depuis le 10 septembre 1963, a donc des attributions qui vont au – delà du simple fait de décaisser des tirages.

Avec pas moins de 189 États membres dans son giron, le Fonds Monétaire International (FMI) est le point focal en matière de coopération économique dans le monde. S’il encourage la stabilité financière et la coopération monétaire internationale, en facilitant le commerce international, il oeuvre surtout en faveur d’un emploi élevé et d’une croissance économique durable.

En effet, garantissant une meilleure répartition des richesses entre les nations, le FMI a pour vocation, de faire reculer la pauvreté dans le monde. Pour ce faire, il dispose d’un certain nombre d’outils. Veillant à la « stabilité du système monétaire international », il « examine » les politiques économiques des pays, et l’évolution économique et financière à l’échelle nationale, régionale et mondiale, et « conseille » ses États membres.

Dans le cas du Gabon qui a signé un accord élargi au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) en juin 2017 pour un montant de 642 millions de dollars, le Fonds a déjà à plusieurs reprises, sollicité la privatisation ou la liquidation de sociétés publiques pour garantir la stabilité économique du pays. Ainsi, la SEEG privatisée en 1997, Hevegab devenu SIAT Gabon en 2004, ou la liquidation d’Air Gabon en 2005, font partie des choix forts dictés par l’institution aux autorités, pour garantir la stabilité économique et financière du pays à un moment où la situation était délicate.

De ce fait, au regard de la situation actuelle, notamment dans le secteur pétrolier qui a perdu près de 860 milliards de Fcfa de recettes en 5 ans, il est donc logique, que pour assurer la viabilité de l’économie gabonaise en difficulté, le FMI préconise la liquidation de sociétés qui accumulent les pertes et les exercices déficitaires. Il est donc ici, simplement question de réduire la « vulnérabilité » aux chocs économico-financiers.

Henriette Lembet
Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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