Gabon: les agents de la Sogatra réclament toujours leurs 8 mois de salaires

Des agents de la Sogatra en sit-in devant leur siège à Libreville (Archives) © GMT

C’est au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 10 janvier 2019, que le collectif des syndicats de la Société gabonaise de Transport (Sogatra) a annoncé durcir le ton dans les pourparlers avec l’Etat. Ledit point visait entre autres à réitérer leur détermination à rentrer en possession de leurs huit mois d’arriérés de salaires et de poursuivre une grève illimitée tant que leurs attentes ne sont pas remplies.  

Alors que les tensions semblaient avoir baissé entre le ministre des Transports Justin Ndoudangoye et les agents de la Sogatra au vu des promesses faites par la tutelle, hier un nouveau rebondissement est venu durcir les négociations. C’est réunis au siège de ladite société que les syndicalistes ont réaffirmé leur volonté de percevoir leurs droits légitimes à savoir le paiement de l’intégralité de leurs salaires jusqu’alors non versés.

Lors de son intervention, le porte-parole de ce collectif Rodrigue Tsanga a clairement signifié qu’ils durcissent le ton. « Nous nous engageons à ne reprendre aucun service qu’il soit minimum ou global. Dans la mesure où nous estimons que pour cette fois-ci, il est plus que temps que les hautes autorités de la République jettent un regard approfondi sur la situation de la Sogatra », a-t-il indiqué.

Concernant ce nouveau rebondissement, les agents ont pour leur part justifié cela par les promesses non-tenues et le non-versement de leurs salaires depuis plus de 8 mois. « Contrairement à ce qui se dit ici et là, nous sommes à 8 mois d’impayés de salaires. Dans lesquels le budget a tout fait pour nous ordonnancer trois mois, à savoir les mois de mai, juin, et juillet. Au moment où je vous parle, nous avons déjà eu le mois de mai, il nous reste juin et juillet. Et jusqu’aujourd’hui, nous ne sommes pas encore en possession de nos dus. Donc, l’Etat nous doit toujours nos 8 mois de salaires», a précisé l’un des responsables du collectif.

Il faut dire que si la situation est déjà difficile, le nouveau plan de relance annoncé par le ministre de tutelle Justin Ndoudangoye ne ferait que compliquer les échanges car il impliquerait une réduction drastique des effectifs de l’entreprise avoir des conséquences indéniables sur les conditions de vie de ces pères et mères de familles gabonaises.

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