jeudi,27 janvier 2022
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Gabon: l’élevage de bovins, une activité en stagnation malgré un réel potentiel commercial

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Globalement atone avec une quasi stagnation du nombre de bêtes entre 2019 et 2020 comme le révèle le tableau de bord de l’économie, l’activité de l’élevage bovin peine à se consolider malgré un réel potentiel commercial. Loin de peser bien lourd dans un tissu économique qui se cherche pourtant des alternatives, cette activité qui sous tend une aviculture au potentiel tout aussi intéressant, peine jusque-là à tirer profit de ses possibilités. 

Alors qu’il comptait pas moins de 42000 bovins en 1981 sur une superficie de 166000 hectares, le Gabon n’en compte plus en 2020 qu’un peu plus de 6200. En baisse par rapport à 2018 où il se situait à 6387 comme le révèle le tableau de bord de l’économie, ce chiffre stigmatise à lui tout seul, la déclinaison d’un secteur en pleine croissance dans les années 80 et qui dispose pourtant d’un immense potentiel commercial aussi bien sur le plan national qu’international.

En effet, globalement atone, cette activité  qui sous tend une aviculture au potentiel tout aussi intéressant, peine jusque-là à tirer profit de ses possibilités. Résultat, entre baisse du cheptel consécutive à l’arrêt progressif des activités du ranch SIAT Nyanga durant le dernier trimestre de l’année et atonie globale de l’économie, le chiffre d’affaires consolidé de cette activité s’est effondré de 49,5% à 444 millions de FCFA. 

Loin du compte en dépit d’une demande sans cesse en hausse du fait aussi bien d’une hausse du revenu de certains ménages, d’une urbanisation croissante, et d’un changement du mode vie notamment en lien avec l’émergence d’une classe moyenne, l’activité bovine peine donc à tirer profit de son dividende stratégique. Une situation qui contribue de facto à accroître le volume des importations des biens de consommations (456,8 milliards de FCFA en 2020) dont entre autres, le lait, la viande et ses produits issus de l’élevage de bovins.

Au final, entre baisse des ventes de viande qui ont chuté de 56,4% en 2020 à 38,6 tonnes contre 88,6 tonnes en 2019 et hausse des prix sur le marché, du fait de sa relative rareté (jusqu’à 14000 FCFA/le Kg en grande surface), cette activité peine à créer une réelle valeure ajoutée, alors même que sur le plan nutritif le lait et la viande contribuent à la santé du consommateur en lui fournissant des acides gras essentiels (omégas-3), des polyphénols, des vitamines et des caroténoïdes.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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