samedi,31 octobre 2020
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Gabon: l’éducation reléguée au second plan

Véritable droit fondamental en plus d’être un puissant vecteur de développement et l’un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté, l’éducation semble pourtant reléguée au second plan au Gabon. De ce fait, malgré des « slogans » visant à promouvoir une instruction de qualité dans le pays, la réalité est tout autre, et le système éducatif en totale perdition. 

Alors qu’une éducation de qualité pourrait permettre à l’ensemble des populations et notamment les couches plus vulnérables, d’élever leurs niveaux de santé, tout en promouvant la paix et la stabilité, cet aspect hautement important reste pourtant en marge dans les politiques de développement malgré un budget 2019 établi à plus de 3000 milliards de FCFA.

En effet, à l’analyse de la qualité dérisoire du système éducatif gabonais marqué par un environnement en totale décrépitude, il en ressort que ce levier de première importance qui pourrait « garantir l’égalité des chances » est en panne. Ainsi, malgré l’importance des moyens dont dispose le pays, l’éducation à l’instar de la santé qui sont les principaux objectifs de développement durable, reste exclu du processus d’investissement malgré l’annonce du gouvernement d’y injecter pas moins de 20% du budget. 

Résultat, pour tenter d’offrir une éducation de qualité à leurs enfants, certains parents n’hésitent pas investir des sommes colossales pour des études à l’étranger, étant donné que l’offre de formation nationale, est loin d’offrir des garanties de qualité et de fiabilité. Cette démarche qui comporte de nombreux risques notamment en matière d’adéquation formation-emploi, témoigne aujourd’hui, de l’absence de réelle de politique éducative. 

Quand on sait que selon la Banque mondiale, l’éducation au niveau individuel « contribue à l’emploi, aux revenus, à la santé et à la réduction de la pauvreté », difficile de comprendre comme on peut à la fois, prétendre à réduire la pauvreté et créer des emplois, quand l’éducation n’est pas érigée en priorité. Sachant que « chaque année de scolarité supplémentaire augmente de 9 % la rémunération horaire » comme le souligne la BM, ce paradoxe souligné supra interpelle au plus haut point.

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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