Gabon: l’échéance de la concession ADL inquiète les salariés

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La situation de l’emploi au Gabon est au plus bas. De tous les côtés, les employés s’agitent, craignant la perte de leur emploi. Après Veolia, c’est au tour des employés de l’Aéroport de Libreville d’exprimer leur inquiétude. Car la concession qui lie l’Etat gabonais à ADL (Aéroport de Libreville) arrive à échéance au soir du 30 juin prochain. Mais les salariés ne sont toujours pas fixés sur leur sort.

Voilà trente ans maintenant que l’Etat gabonais est associé à ADL par une convention de concession. Un contrat qui prendra fin le 30 juin 2018 prochain, s’il n’est pas renouvelé et dont le non-renouvellement pourrait entraîner de gros impacts, notamment sur l’état du chômage au Gabon. Willi Arnauld Mbou, secrétaire général du comité permanent de la concertation économique et social d’ADL, en a fait sa principale préoccupation. Que deviendront-ils? Leur traitement salarial, de même que leurs avantages seront-ils reconduits?

«A trois mois de la fin de la concession, nous n’avons toujours aucune visibilité au soir du 30 juin 2018 (…) Après cette date, quel sera le statut juridique du personnel actuel? Dans quelles conditions le personnel actuel continuera-t-il de faire fonctionner la plateforme aéroportuaire? A ces questions, nous pensons qu’il est important pour l’Etat, d’apporter des réponses à nos interrogations au cas où la concession n’était pas renouvelée à ADL», s’est exprimé Willi Arnauld Mbou, interpellant dans son allocution l’État gabonais.

L’État de son côté ne s’est pas encore prononcé sur cette situation qui concerne 150 employés directs et 500 indirects, du fait des contrats et assistances techniques de l’aéroport de Libreville. Trois mois avant le terme de la concession rien n’est encore précisé, notamment sur la reconduction sa concession. Mais déjà les impacts négatifs commencent  se faire ressentir du côté des salariés.

«Depuis l’annonce de la fin de la concession, les institutions bancaires de la place refusent désormais de nous accorder des crédits», poursuit Willi Arnauld Mbou, au motif qu’ils n’auront plus aucune visibilité après le 30 juin prochain. Par ailleurs, les salariés qui devaient bénéficier d’une assurance maladie de leur ancien employeur, à hauteur de 200 millions, ont vu cette promesse aussi tourner court, pour cause d’incertitude.

Pour l’heure les salariés veulent que l’Etat leur précise les conditions dans lesquelles les contrats leurs travails vont être transférés au nouveau repreneur, auquel ils ne demandent qu’une seule chose : intégrer le dialogue social avec le personnel, à sa politique de gestion.