Gabon: Léandre Nzue somme ses prédécesseurs de restituer les véhicules et le mobilier de la mairie

Le Maire de Libreville Léandre Nzue © D.R

Après avoir hérité d’une dette abyssale auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs), le nouveau maire de la Commune de Libreville Léandre Nzue vient de taper du poing sur la table face à l’attitude peu orthodoxe de certains responsables de l’équipe municipale sortante. C’est par le biais d’un communiqué rendu public sur les antennes de Gabon 1ère que l’édile  de la capitale a ordonné la restitution des véhicules et du mobilier de l’hôtel de ville.

Le mouton broute où il est attaché! Ce célèbre adage semble trouver tout son sens au sein de l’administration gabonaise dont certains fonctionnaires s’illustrent par des attitudes peu orthodoxes en matière de gestion des biens publics. C’est encore le cas avec certains maires adjoints de la capitale qui à la fin de leur mandat n’ont pas trouvé mieux que de s’accaparer malicieusement les biens publics.

C’est donc pour remettre de l’ordre dans ce capharnaüm que le nouveau maire de Libreville Léandre Nzue s’est fendu d’un communiqué pour demander la restitution pure et simple de ces biens appartenant à la collectivité. « Le maire de la commune de Libreville demande aux adjoints au maire du bureau du Conseil municipal sortant de restituer sans délais les véhicules de liaison et de fonctionnement, le mobilier de bureau et les équipements emportés au terme de leur mandat », martèle communiqué.

Dans le même élan, il a averti que « faute pour eux de s’exécuter dans les meilleurs délais », il se réserve « le droit de requérir les services de la Direction générale de recherche et ce sans préjudice de toute poursuite de droit contre les intéressés «». Voilà donc un message plein de fermeté qui ne devrait pas tomber dans les oreilles de sourds sauf à croire que les responsables de ces actes répréhensibles bénéficient de passe-droit pour subtiliser sans vergogne les biens appartenant à la mairie de Libreville.

Il faut noter que le conseil municipal sortant de Libreville présidée par Rose Christiane Ossouka Raponda, actuelle ministre de la Défense nationale était constitué des membres du Parti démocratique gabonais et du Centre des libéraux réformateurs de Jean Boniface Assele qui était lui-même premier maire adjoint. Les pratiques décriées par Léandre Nzue sont donc imputables à ses camarades du  « parti de masse » et de son plus fidèle allié le CLR bien que le nouvel édile le considère comme étant dans l’opposition.

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