Gabon: le Woleu-Ntem et la Nyanga premières provinces en termes de grossesses précoces

Les grossesses précoces un phénomène bien répandu au Gabon © D.R

C’est le résultat d’une étude menée entre 2015 et 2017, par le Fonds des Nations unies pour l’enfance pour le compte du Gabon sur les grossesses précoces en milieu scolaire, étude réalisée sur toute l’étendue du territoire qui a mis en exergue la précocité des jeunes Gabonaises de 10 à 15 ans et de 15 à 18 ans.

GABON LIBREVILLE

Dans le cadre de sa lutte contre les grossesses précoces en milieu scolaire, le fonds des nations unies procède à un recensement des chiffres en matière de précocité sexuelle et de grossesse précoce, et ce en milieu scolaire. Selon le rapport du département santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) , 16 millions de filles de 15 à 19 ans accouchent chaque année dans le monde. Une situation des plus alarmantes quand on sait que ces jeunes filles ne tombent pas enceinte au premier rapport sexuel.

Au Gabon, si le taux de scolarisation est à 97,2%, il est à noter que 28% des filles scolarisées âgées entre 15 à 19 ans ont déjà commencé leur vie féconde. Ledit rapport précise que 23% ont déjà un enfant et 5% sont enceintes pour la première fois. Aussi, la couche la plus affectée est celle comprise entre 16 et 18 ans avec respectivement 15 , 16 et 20% de jeunes filles déjà actives et mères.

Par ailleurs, l’étude a révélé que les ethnies les plus impactées sont les Fang, les Punu, les Nzebi, les Eshira et les kota avec respectivement 28, 22,14, 6 et 5% du total national . C’est sans doute ce qui fait qu’au classement selon les provinces les plus concernées par les grossesses précoces on retrouve logiquement le Woleu-Ntem et la Nyanga en tête avec 97% et 93% de cas positifs au questionnaire. Suivent l’Ogooué ivindo, l’Estuaire, le Moyen-Ogooué, la Ngounié, l’Ogooué-Lolo, l’Ogooué-Maritime et le Haut-Ogooué.

Au regard des informations aussi bien quantitatives que qualitatives recueillies au cours de cette enquête. L’UNICEF a pu détecter 5 facteurs à l’origine des grossesses précoces chez les filles scolarisées. Il s’agit notamment de l’entrée précoce dans l’activité sexuelle, à la faible prévalence contraceptive, à l’environnement familial, à l’environnement scolaire et à l’environnement socio-économique. Il convient néanmoins judicieux de préciser que les grossesses précoces conduisent inéluctablement à la déperdition scolaire , au rejet social et à la stérilité du fait des avortements répétés.

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