Gabon: le Syprocom exige du gouvernement la prise en charge des otages de Radio-Gabon

Siège de Gabon Televisons © AFP

Le lundi 7 janvier dernier, des membres du Mouvement  patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), avaient assiégé les locaux de radio-Gabon sis au boulevard triomphal de Libreville, pour lancer un appel au soulèvement populaire,  prenant ainsi en otage le personnel du média qui s’y trouvait. Au cours d’une de ses sorties le syndicat des professionnels de la communication a exigé au gouvernement  la prise en charge de leurs collèges pris en otage lors de ce putsch manqué.

GABON LIBREVILLE

Lors de cette rencontre, le Syprocom s’est indigné de l’attitude des pouvoirs publics qui ne ménagent aucun effort face au traumatisme subi par les agents de radio-Gabon lors de cet incident. « On déplore que nos cinq collègues, pris en otage, cinq heures durant par les mutins dans une ambiance de traumatisme et de crépitement de balles, né de fusillades nourries, n’aient jusqu’ici été admis dans une structure hospitalière, ne ce reste que pour des questions de prise en charge psychologique », a indiqué Angèle Revignet, trésorière générale dudit Syndicat.

Par ailleurs, la question de l’indemnisation des séquestrés était également au centre des préoccupations du Syprocom qui estime que cela «permettrait notamment, de pallier les manquements imputés à la destruction du matériel privé des uns et des autres, allusion aux ordinateurs, téléphones portables et autres effets personnels comme des lunettes de vue, clé de véhicules, etc…, qui sont jusqu’ici passés en perte et profit ».

Toutefois, le Syprocom qui, au lendemain de la tentative de coup d’Etat orchestrée par le lieutenant Kelly Ondo Obiang de la garde républicaine, s’était entretenu avec le vice-président de la République Pierre Claver Maganga Moussavou et le Premier ministre de l’époque Emmanuel Issoze Ngondet, attend toujours la réalisation des promesses faites par ces derniers.   

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