samedi,27 novembre 2021
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Gabon : le syndicat des transporteurs invite le gouvernement à mettre fin à la corruption policière

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Les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement vendredi dernier, et qui venaient en appui à celles déjà prises une semaine auparavant, ont poussé de nombreux transporteurs en commun à appliquer une nouvelle tarification en toute illégalité. Ainsi, face à cette hausse qui crée une « une difficulté supplémentaire aux populations gabonaises », le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Sylteg) a appelé ses membres au respect des tarifs en vigueur, tout en appelant le gouvernement à prendre des mesures visant à limiter le coût de la corruption policière.

Contraint de limiter le nombre de passagers dans leurs véhicules entre 3 et 9, les transporteurs  en commun voient leur activité fortement menacée depuis l’instauration à la fois du « mini couvre feu » et des nouvelles mesures de lutte contre la propagation du Covid-19. Cette situation qui les a poussés à augmenter de manière insidieuse et en toute illégalité les tarifs de nombreux trajets, a interpellé le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Sylteg). 

Ainsi, face à ce qu’il qualifie de « difficulté supplémentaire aux populations gabonaises », le Sytleg par la voix de son président Robert Menié, a rappelé aux transporteurs au cours d’un point de presse le 21 mars dernier, qu’il était inadmissible qu’ils profitent aussi allègrement de la situation. Invitant ces derniers à  « garder les tarifs inchangés », Robert Menié n’a pas manqué de rappeler le contexte actuel marqué par d’énormes difficultés qui créent un « contexte de danger extrême » pour l’économie. 

Soulignant dans le même temps l’importance « des mesures restrictives » prises par le gouvernement qu’il juge « légitimes mais contraignantes », le représentant du Sylteg a invité celui-ci à prendre des mesures d’accompagnement. Dans cette optique, il a appelé les autorités « à enlever les gendarmes qui sont sur la route et qui continuent à prendre de l’argent sur les transporteurs (…) idem pour les policiers dont le rôle devra se limiter à vérifier que les mesures gouvernementales sont respectées dans les bus ».

Souhaitant faire appliquer ces mesures pour équilibrer les recettes des transporteurs qui sont « divisées par trois », le Sylteg entend donc faire bouger les lignes dans un secteur d’activité fortement gangréné par la corruption policière. A charge au gouvernement désormais de faire appliquer ces mesures qui vont dans le sens du soutien aux PME, TPE et travailleurs indépendants. 

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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