dimanche,22 mai 2022
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Gabon: le  Syndicat des agents du CNOU s’insurge contre l’état de délabrement de l’UOB

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Le lundi 14 février dernier dédié à l’amour a été l’occasion pour les agents du Centre national des œuvres universitaires (CNOU) de dénoncer l’inconsidération des autorités publiques vis-à-vis de l’Université Omar Bongo (UOB). Au nombre de ceux-ci, l’absence de ration alimentaire, de logements et la surfacturation des charges de l’étudiant.

50 ans après sa création, l’Université Omar Bongo connaît une décroissance de sa performance. Une situation fortement dénoncée par les universitaires et les étudiants qui déplorent un délaissement de l’État gabonais vis-à-vis du temple du savoir. Vacations non payées ou en retard, aucune mesure d’accompagnement pour les enseignants-chercheurs mais également des amphithéâtres pléthoriques. 

Des conditions d’apprentissage peu favorables à l’émancipation intellectuelle de la communauté estudiantine. À cela s’ajoutent d’autres griefs qui ont été mis à nue par les agents du Centre national des œuvres universitaires excédés.« Sur 35 000 étudiants nous ne livrons que 40 repas chauds. Qui doit manger, qui ne doit pas manger », a fustigé Joseph Patrick Souchlaty Poaty, président du syndicat des agents du CNOU.

Par ailleurs, le leader syndical a dénoncé une démission des autorités publiques en charge du Centre national des œuvres universitaires. « Le CNOU ne remplit plus ses missions », a-t-il indiqué. Si par le passé, le sandwich était à 150 FCFA, de nos jours, l’étudiant doit débourser 500 FCFA comme aux abords du portail de l’UOB. Il en est de même pour les repas chauds anormalement chers et à nombre restreint.

Que dire des logements pour étudiants, fermés depuis 2014 pour cause de travaux de réfection. Pour les agents du CNOU, il s’agit d’une situation tout à fait inadmissible.« Les étudiants sont obligés de faire des petits métiers pour se loger », a martelé Joseph Patrick Souchlaty Poaty. D’ailleurs, face aux tensions de trésorerie de l’agence en charge des bourses, les étudiants se transforment en photographes ambulants.

Soucieux de donner une chance aux étudiants d’étudier dans des conditions décentes, les agents du Centre national des œuvres universitaires appellent à un sursaut d’orgueil de Rose Christiane Ossouka Raponda. « Si le gouvernement n’a pas prévu de budget pour nourrir les étudiants, c’est regrettable pour l’avenir du pays. Nous exigeons un budget conséquent pour nourrir les étudiants », a-t-il conclu.

Lyonnel Mbeng Essone
Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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