Gabon: le Syna-Cnamgs demande un audit des hôpitaux publics

Les membres du Syna-Cnamgs © D.R.

Alors que la reprise des prestations de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) au sein des établissements hospitaliers publics n’a pas encore été effective, la problématique de sa dette reste entière. Pour le syndicat national des agents de la CNAMGS (Syna-cnamgs), le dysfonctionnement au niveau du système de paiement n’est pas le fait de l’organisme mais plutôt du gouvernement et des directions de ces structures hospitalières.



C’est par la voix de son président Gaël Moussounda que le syndicat national des agents de la CNAMGS a tenu à réagir à la polémique sur la suspension durant deux semaines des prestations sociales au sein des centres hospitaliers publics du pays. D’entrée de jeu, ce syndicat a expliqué que contrairement à ce qu’on pourrait penser sa sortie s’inscrit dans le cadre de la défense des intérêts du personnel de l’organisme, car si cette dernière rencontre des difficultés, ils sont les premiers impactés.

Ainsi, Gaël Moussounda a relevé concernant le paiement des prestations auprès des structures hospitalières publiques que celles-ci bénéficient de 20% normalement versé par les assurés. « La CNAMGS ne soigne pas le malade ou le patient, mais assure ce dernier », a-t-il relevé. Abordant la question de la dette, il a reconnu qu’elle est « réelle et profonde dans la mesure où il y a un véritable dysfonctionnement au niveau du système de paiement ».

Dans le cadre du règlement de cet imbroglio qui pénalise, il est convenu  que les directions générales des Centres Hospitaliers Universitaires de Libreville, d’Owendo et celle de mère et enfant soldent leur dette auprès de la Cnamgs.

Par ailleurs, le président du syndicat national des agents de la CNAMGS s’est questionné sur la destination prise par les 20% reversés par les assurés communément appelé « ticket modérateur ».  « Ces sommes ne sont pas versées dans les structures sanitaires publiques », a martelé Gaël Moussounda. C’est dans cette optique qu’il a sollicité de la tutelle la mise en place d’un audit pour faire la lumière sur la gestion de cette manne financière.

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