Gabon: le Syltteg dénonce le racket des agents de police

© Libreville

C’est à la faveur d’une conférence de presse qu’il a tenu le jeudi 31 mai dernier, à Libreville, que Robert Menie, président du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg), a dénoncé les  dérives de l’opération de contrôle de police lancée en début de semaine, par le ministère de l’Intérieur.

Autour de la presse nationale et internationale et quelques membres du Syltteg, Robert Menie, a fustigé, jeudi dernier, les abus causés par l’opération de police observée dans les rues de Libreville, Akanda, Owendo et Ntoum depuis lundi 28 mai dernier.

Parmi les griefs évoqués par le chef de file du syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon, la fixation faite sur les taximans et le racket intempestif dont ils sont victimles de ma part des agents de forces de l’ordre. «Nous ne dénonçons pas l’opération de sécurisation des gabonais. Nous condamnons les dérives observées dans l’exécution de cette mission», a expliqué Robert Menie.

Faisant le constat selon lequel, les policiers sur le terrain ne contrôlent pas l’ensemble des véhicules, le président du Syltteg a dénoncé la concentaration des agents de police sur les chauffeurs taxis. «Ils se concentrent sur les taxis. Il y’a des montants qui ont été fixés par ces agents dans certains endroits. Ils prélèvent entre 5 000 et 10 000 Fcfa aux taximans après chaque passage», a confié Robert Menie au quotidien L’Union.

Lancé au soir du 28 mai dernier, l’opération de contrôle de police viserait, selon le ministère de l’Intérieur, la sécurité des biens et des personnes. Seulement, de cette initiative louable de prime abord, seul les taximans, à coûts de billets, paieraient le lourd tribut. Causant ainsi une pénurie de transport au grand désarroi des populations.

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