mardi,24 novembre 2020
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Gabon: le SNEC-UOB demande au gouvernement de décréter l’année blanche

C’est par le biais d’une déclaration rendue publique ce mardi 15 septembre 2020 que le Syndicat national des enseignants-chercheurs et chercheurs  section Université Omar Bongo (SNEC-UOB) a tenu à réagir à la décision du ministère de l’Enseignement supérieur de reprise des activités pédagogiques dans les universités, instituts et grandes écoles. Une reprise qui, selon l’organisation syndicale, ne remplirait pas toutes les conditions sanitaires et sécuritaires dans un contexte marqué par la crise de Covid-19. A cet effet, elle a demandé au gouvernement de décréter l’année blanche pour eviter le rafistollage. 

Alors que le gouvernement a fixé les dates du 14 septembre 2020 pour la rentrée administrative et le 21 septembre 2020 pour la rentrée académique, l’organisation syndicale doute de la capacité des pouvoirs publics à assurer de manière efficiente cette rentrée. C’est donc par la voix de son président le Pr Mathurin Ovono Ebé, que le SNEC-UOB a émis des réserves sur cette reprise qui selon lui « est incompatible avec les dispositions de l’Arrêté n° 0055/PM/MEFPTFPDS du 30 avril 2020 »

En effet, cette reprise rentre en totale contradiction avec les mesures gouvernementales notamment la limitation des flux de personnels; la limitation du nombre maximum de personnes sur les lieux de travail, l’interdiction de la tenue de réunion de plus de dix personnes ou encore le respect de la distanciation sociale lors des réunions n’excédant pas dix personnes. « Le SNEC-UOB met donc en garde le gouvernement quant à sa volonté de transformer l’Université Omar Bongo en un vaste foyer de contamination communautaire »

Face aux manquements observés dans la mise en oeuvre des meilleures conditions de travail et d’apprentissage au sein des universités et grandes écoles, le SNEC-UOB a proposé au gouvernement de déclarer une année blanche « pour cesser de faire dans le bricolage et le colmatage de brèches ». « Pendant ce temps, celui-ci (Gouvernement) œuvrera à la multiplication des infrastructures qui serviront à désengorger l’Université Omar Bongo. Le redémarrage des travaux de construction des universités d’Oyem, Mouila, Boué et Port-Gentil serait, lui aussi, le bienvenu », a indiqué le Pr Mathurin Ovono Ebé.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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