Gabon: Le SNEC décrète 14 jours de grève dans les universités

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Les enseignants-chercheurs sur le pied de guerre © D.R.

Ce mardi 11 juin 2019, les enseignants-chercheurs membres du SNEC ont posé des barricades  aux portails d’entrée des principaux établissements universitaires du pays. Ils revendiquent notamment le paiement des services rendus aux retraités, la régularisation administrative et financière des enseignants et la prise en compte du dernier salaire de base dans le calcul de la pension retraite.



Ce mouvement d’humeur fait suite à l’assemblée générale tenue le vendredi 7 juin dernier au terme de laquelle, il ont décidé d’entamer une grève d’avertissement de 14 jours. Ces enseignants-chercheurs affiliés au Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC) ont adopté à une écrasante majorité le déclenchement  de cette grève. Ce qui démontre que le Snec est bien déterminé à rentrer dans ses droits. Lesquels sont en suspens depuis déjà quelques années.

Les enseignants-chercheurs  revendiquent notamment le paiement intégral et sans discrimination des services rendus aux retraités de la fonction publique. Faisant constater que lesdits services rendus ne sont uniquement payés qu’aux agents de la Garde Républicaine (GR), Jean Rémy Yama a dénoncé une « discrimination et une violation inacceptable de la loi sous toutes ses formes ». Par ailleurs explique-t-il « avant 2005 seuls les agents contractuels en avaient droit. Mais l’article 86 de la loi 1/2005 portant Statut général de la fonction publique a étendu le paiement des services à tous les agents publics ».

Par ailleurs, les enseignants-chercheurs exigent également la régularisation des situations administratives de certains de leurs collègues. Il s’agit des postes budgétaires, des intégrations, des titularisations, des avancements, des reclassements après stage, des reclassements après CAMES et des changements de corps. A cela s’ajoute, la prise en compte du dernier salaire de base dans le calcul de la pension retraite. Ceci conformément à la loi 4/96 en son article 23 qui dispose que « La base liquidable est égale à la fraction de la solde de base sur laquelle est assise la retenue ».

Cette grève de deux semaines vient un peu plus compliquer la situation des universités dont la reprise des cours dans certains établissements n’a eu lieu qu’il y a quelques mois. Les manifestations du vendredi 7 juin 2019 à l’université Omar Bongo étaient donc des signes avant coureur de la paralysie qui s’annonce dans ce secteur. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le ton pourrait davantage se durcir si l’on en croit les propos du responsable du SNEC qui interpelle ses collègues « à la solidarité pour la préservation de leurs acquis ».

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