Gabon: «Le projet de réforme de bourses est (ib)ubuesque», selon Nicolas Nguema

Nicolas Nguema © GMT

L’adoption le vendredi 29 mars dernier par le gouvernement en Conseil des ministres de la  réforme des modalités d’attribution de bourses d’études au Gabon n’a pas fini de faire jaser les acteurs de la vie publique gabonaise. En effet, après les étudiants et les parents d’élèves c’est au tour de Nicolas Nguema, président de l’Association des parents pour la défense des intérêts des élèves et étudiants (Apadie), de dénoncer ce projet qu’il qualifie d’« (ib)ubuesque».



Après la coordination des associations des parents d’élèves et l’Union nationale des étudiants du Gabon, c’est autour de l’Apadie de venir à la rescousse des étudiants gabonais. En effet, ce dernier a, à travers une communication publiée sur sa page Facebook, interpellé le gouvernement sur la dangerosité que revêtent les nouvelles modalités d’attribution de bourses au Gabon. Tout ceci sans oublier de rappeler le rôle primordial que joue l’Etat dans l’édification d’une élite et donc de l’avenir de la Nation.

« Au Gabon, pays de « la tricherie reine », l’État a confié les clés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur à des affairistes de l’enseignement dont, les parents-tricheurs, auront pu, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, assurer l’arrivée de leurs rejetons au baccalauréat avant l’âge de 19 ans. Si d’aventure le rejeton ni parvenait pas à temps, il lui resterait tout de même les 12/20, plus simples à monnayer au travers de l’achat des épreuves », a-t-indiqué.

Rappelant les pré-requis indispensables qu’il tire de la citation de Victor Hugo selon laquelle « l’éducation c’est la famille qui la donne; l’instruction c’est l’État qui la doit », le président de l’Apadie poursuit son propos en précisant que « la déclaration universelle des droits de l’Homme fait du droit à l’éducation, l’un des droits fondamentaux de l’Homme. En ce sens, l’État a le devoir de mettre en place, toutes les structures adéquates et efficientes, en vue de la satisfaction de ce droit des populations vivant sur le territoire ».

Ce projet de réforme des modalités d’attribution de bourses que Nicolas Nguema qualifie d’« (ib)ubuesque »  aura pour effet de précariser davantage « les élèves, surtout les filles issues des familles dites sans le sou qui n’auront pour unique richesse que leur corps ». Une réalité à laquelle la société fait déjà face avec le phénomène de  placement qui gangrène les lycées et collèges du pays.

Laissez votre commentaire