lundi,10 août 2020
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Gabon : le procureur rassure sur le respect des droits des personnes détenus à «Sans famille»

C’est par le biais d’un communiqué diffusé sur les antennes de Gabon 1ère que le procureur de la République près le  tribunal de première instance de Libreville André Patrick Roponat est revenu sur l’opération anticorruption dénommée «Scorpion». L’occasion pour lui a été donnée de faire le point sur l’avancée de ladite opération tout en éclairant l’opinion sur les conclusions nées des récents épilogues tout en rassurant l’opinion de l’engagement pris par le parquet sur le respect des droits des prisonniers.  

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L’opération anticorruption dénommée «Scorpion» lancée le 12 novembre dernier s’est soldée cette semaine par les arrestations et les placements en mandats de dépôts des personnalités soupçonnées récemment, du reste anciens membres du gouvernement, interpellées le 3 décembre 2019 que sont Brice Laccruche Alihanga ex-ministre du Suivi de la stratégie des investissements humains et des Objectifs de développement durable, Noel Mboumba, ex-ministre des Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures et du Gaz et Emmanuel Norbert Tony Ondo Mba ex-ministre de l’Eau et des Ressources hydrauliques suivis quelques jours plus tard, par Roger Owono Mba ex-ministre de l’Economie, des Finances et des Solidarités nationales. 

En amont de son propos, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, André Patrick Roponat, a rappelé l’objet, en plus de la lutte contre la corruption, de l’opération lancée conjointement par des services spéciaux et des directions des recherches de la Gendarmerie nationale (DGR) et de celles des contres ingérences et de la sécurité nationale communément appelée B2 qui est celui de « l’assainissement de la gestion financière dans notre pays ».  

André Patrick Roponat s’est dans son propos attelé à faire le point sur les dernières arrestations en énumérant les différents chefs d’accusation non sans insister le fait qu’ils sont tous, nonobstant leur placement en mandat de dépôt et leur transfert à la prison centrale de Libreville, présumés innocents. « Les compatriotes différés tout à l’heure l’ont été pour des faits de détournements de deniers publics, de blanchiment des capitaux, de concussion, de complicité de détournement et même d’incitation au détournement de deniers publics », at-il informé. 

Inculpés pour les faits précédemment énoncés, placés sous mandat de dépôt, puis déférés à Sans famille, André Patrick Roponat a tout de même tenu à éclairer l’opinion sur la portée exacte de ces interpellations. « Qu’il me plaise de préciser que la détention préventive ne signifie pas qu’il sont déclarés coupables car jusqu’à preuve du contraire, ils sont présumés innocents » a t-il précisé avant de se prononcer pour finir, sur le respect des droits des prisonniers. 

Terminant sur la nécessité pour l’opinion de ne tenir compte que de la version du parquet, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, André Patrick Roponat a interpellé la  «  bonne conscience du peuple, pour ne pas se laisser dérouter par des informations qui n’ont aucun fondement » avant de conclure au débat qui monte dans l’opinion sur le respect des personnalités interpellées « La sérénité règne dans la justice, que le peuple fasse confiance en sa justice, les droits des uns et des autres sont respectés et seront toujours respectés jusqu’au bout » a t-il conclu. 

Cette déclaration d’André Patrick Roponat qui transpire de platitude et de fadeur, contraste avec les agissements dévoilés et assumés de cette même justice prétendument respectueuse de droits de ces compatriotes incarcérés. Des compatriotes qui rappelonsle, sont jusqu’à preuve du contraire, présumés innocents. Le spectacle désolant auquel se livre la justice gabonaise en surmédiatisant cette affaire tout en violant et dévoilant le secret de l’instruction laisse poindre l’idée d’une volonté d’humilier ces derniers. Tout le contraire de ce que veut laisser croire le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville qui s’enlise en se déjugeant de son propre fait.    

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Mouss Gmt
Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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