Gabon: le procès Zibi Abeghe à nouveau renvoyé au 2 juillet prochain

Attendu ce mercredi 19 juin 2019, après avoir été renvoyé à deux reprises, le procès de Bertrand Zibi Abeghe contre le Ministère public a été à nouveau renvoyé au mardi 2 juillet prochain. Et pour cause, le président du tribunal ne s’est prononcé que sur les exceptions soulevées par l’un des avocats du mis en cause, qu’il a jugées non pertinentes en affirmant que l’instruction s’était normalement déroulée.


Connaîtra-t-on enfin la décision que rendra le tribunal à l’encontre de l’ancien député Bertrand Zibi Abeghe? Le procès aura-t-il lieu? Autant de questions qui taraudent les esprits des Gabonais présents ce mercredi 19 juin 2019 au palais de Justice de Libreville. En effet, alors que le procès aurait dû se tenir ce matin, le tribunal ne s’est prononcé que sur les exceptions soulevées le 22 mai dernier par Me Jean-Paul Moumbembé. A ce propos, Fulgence Ongama, président du Tribunal de première instance de Libreville a au nom du tribunal déclaré ces exceptions non pertinentes.

Pour les avocats du mis en cause, ce renvoi n’est pas une surprise et le tribunal profite des faiblesses des exceptions soulevées pour se fourvoyer. « C’est une décision à laquelle nous nous attendions. Nous étions surpris le 22 mai 2019 quand notre confrère aîné avait soulevé ces exceptions. Le tribunal s’en est servi pour nous débouter. Mais nous restons confiants car le 2 juillet 2019 est assez proche. Nous approchons du dénouement final et nous avons hâte d’en finir avec ce dossier qui n’a que trop duré », a déclaré Maître Cédric Maguisset, avocat au barreau du Gabon.

Par ailleurs, revenant sur la condition de traitement de son client, le conseil a dénoncé une «détention arbitraire » mise sous silence. « Vous avez bonne souvenance que notre client a été arrêté en Août 2016 et placé en détention depuis septembre de la même année. Nous approchons la 3e année maintenant. Je tiens à vous rappeler que pour les faits  correctionnels, la détention ne saurait dépasser 18 mois. Or là nous sommes bien au-delà. C’est peu de le dire mais nous sommes dans une détention arbitraire », a-t-il conclu.

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