Gabon : le président de la mutuelle d’EM-Gabon menacé de destitution pour avoir mangé dans une cafétéria

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Vue aérienne d'EM-Gabon

Samuel Ovono Ntoma, président de la mutuelle de l’Ecole de management du Gabon (EM-Gabon) a été convoqué devant la commission d’éthique et déontologie dudit établissement supérieur cette semaine. Et pour cause, le président fondateur Franck Idiata reproche à son étudiant le fait de s’être restauré dans une cafétéria plutôt qu’au restaurant situé dans l’enceinte de l’établissement. Selon l’acte d’accusation, le jeune étudiant risque une levée de ses fonctions à la mutuelle.


Présentée comme une des meilleures écoles de management du pays, EM-Gabon pourrait voir sa réputation étiolée par une procédure qui a commencé à faire jaser plus d’un. En effet, une note d’accusation contre son président de mutuelle portant sur un manquement grave à l’éthique et à la déontologie est parvenue à la rédaction de Gabon Media Time. Selon le Daniel Franck Idiata, président de l’Ecole de management du Gabon, le fait que Samuel Ovono Ntoma soit parti se restaurer avec ses amis à quelques encablures de l’établissement est « un acte très surprenant pour un responsable de premier plan » précise le communiqué. 

Saisie de l’affaire, l’ONG EDUCAF a, par la voix de président Geoffroy Foumboula Libeka, exprimé son étonnement face à la procédure entreprise par Franck Idiata tout en rappelant les droits des étudiants. « On est dans une affaire où on reproche à un étudiant d’avoir mangé autre part que dans le restaurant de l’école. Est-il interné dans un campus? Et même dans ce cas, est-ce suffisant pour imposer aux étudiants une restauration domestique? Leur contrat est-il axé sur la formation reçue ou leur modalité de restauration? Autant de questions qui taraudent notre esprit. Cela montre que les droits des étudiants sont foulés aux pieds. Il va s’y installer une psychose certaine car personne ne pourra se nourrir à sa guise et selon son revenu », a-t-il indiqué.

Rappelons que dans son communiqué, l’établissement envisage une destitution du concerné en sa qualité de président de la mutuelle mais aussi de vice-président étudiant de l’EM-Gabon. L’opinion publique s’interroge sur le bien fondé d’une telle restriction dans un univers de managers où les libertés de penser et d’agir restent un vecteur d’épanouissement. Pourtant les responsables de l’établissement se sont empressés de partager la note d’accusation sur les réseaux sociaux avant d’entendre le mis en cause. Une publicité négative dont aurait pu se passer EM-Gabon. 

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