Gabon: Le préfet de la Basse-Banio et sa copine mis aux arrêts pour trafic d’ivoire

Une vue des pointes d'ivoire saisi en possession du prefet de la Basse-Banio © D.R

La lutte contre le trafic d’ivoire enregistre de plus en plus de succès, preuve que les organismes impliqués font du bon travail. Et pour cause, ils viennent de mettre la main sur un réseau de vente d’ivoire dirigée par une compatriote épaulée par le préfet de la Basse-Banio dans la province de la Nyanga qui n’est autre que son petit-ami.



Le mois de mai 2019 aura été une période riche en moisson pour les agents des eaux et forêts, de la direction générale de recherche et de l’ONG Conservation Justice. En ce sens qu’après avoir mis hors d’état de nuire un vaste réseau de trafic d’ivoire dans le woleu-Ntem précisément à Minvoul et Oyem, ils viennent d’interpeller, dans la province de la Nyanga, une autorité, et pas des moindres, puisqu’il s’agit d’Eugène Nziengui, le préfet de la Basse-Banio et de sa copine Mariette Kogue Moukambi. Âgée d’à peine 42 ans, la jeune femme s’est laissé gagner par l’appât non contrôlé du gain.

Selon des témoignages recueillis auprès des populations, la première autorité de la Basse Banio s’appuyait sur son statut pour faire fleurir le business de sa “tchiza”. Ainsi, Eugène Nziengui âgé de 54 ans était la couverture de cette activité illégale. C’est grâce aux sources de l’ONG Conservation Justice que la commerçante et son désormais complice ont été appréhendés en flagrant délit lors d’une transaction de deux pointes d’ivoire dans un motel de la ville de Mouila. Plus tard, les hors la loi ont été conduits à la brigade pour nécessité d’enquête.

Pour rappel, si les mis en cause sont inculpés pour détention, transport et commercialisation illégale de produits forestiers, ils encourent une peine d’emprisonnement de trois à six mois et d’une amende de 100.000 à 10 millions de FCFA ou de l’une de ces deux peines seulement, conformément aux dispositions contenues à l’article 275 de la N°16-01 du 31 décembre 2001 portant Code forestier. Si le préfet continue de clamer son innocence, une question subsiste: Pourquoi a -t-il conduit son amie au lieu de la transaction? C’est devant le parquet de Mouila que les réponses devraient être livrées.

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