samedi,4 décembre 2021
AccueilA La UneGabon: le Pr. Jean Claude James justifie qu’une année académique peut durer...

Gabon: le Pr. Jean Claude James justifie qu’une année académique peut durer 3 ans à l’UOB

Ecouter cet article

C’est la sortie certes soutenue mais non moins surréaliste du Pr. Jean Claude James, doyen de la faculté de Droit et de Science économique (FDSE) de l’Université Omar Bongo dans son droit de réponse adressé à Gabon Media Time, relatif à l’article querellé « Les étudiants de Master 2 droit privé 2015, toujours en instance de soutenance ». Dans sa volonté de justifier une pratique cancérigène qui gangrène le système universitaire gabonais, le doyen de la FDSE s’est englué dans le marasme de ses propres déclarations en affirmant dans son texte que la promotion des étudiants de l’année académique 2016-2017 devrait soutenir en 2020 soit 3 ans après. Un fait qui dans son esprit, justifie clairement le fondement de l’article querellé remis en cause par le responsable de la FDSE. 

« Nemo auditur propriam suam turpitudinem allegans », comprenez par là « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ». C’est là une expression latine abondamment reprise par les juristes, à laquelle l’on pourrait aisément associer la sortie un tantinet vaseuse du Pr. Jean Claude James, doyen de la faculté de Droit et Sciences  économiques (FDSE) dans son droit de réponse publié par Gabon Média Time comme le commande l’article 12 du Code de la Communication. 

Dans son droit de réponse, le Pr. Jean Claude James, soulignant le caractère prétendument « mensonger » de l’article querellé a déclaré sans doute par excès d’assurance que « les mémoires des étudiants des promotions 2016-2017 et 2017-2018, non concernés par la date butoir, sont en cours d’achèvement ou d’évaluation. Les soutenances devraient en principe intervenir au cours des deux sessions académiques : Juin/Juillet et Octobre-Décembre 2020 ». Un fait qui contredit de façon claire l’essence de son argumentation fondée essentiellement sur la démonstration de ce que les activités pédagogique à l’Université Omar Bongo se tiennent à quelques exceptions près, normalement. 

Celui qui n’a retenu dans la parution du média en ligne que les prétendues « allégations spécieuses et superficielles dans le but délibéré d’abuser l’opinion publique sur la situation réelle des étudiants », semble avoir oublié qu’organiser une soutenance en autant d’années qu’il faut pour l’obtention d’une licence en faculté est une incongruité que seul peut justifier un enseignant de l’université gabonaise. En révélant l’information selon laquelle les étudiants de Master 2 Droit privé 2015 seraient toujours en instance de soutenance, la volonté de Gabon Media Time n’était nullement auréolée de l’intention d’induire en erreur l’opinion publique. 

Dans son intervention, le doyen de la faculté de Droit et Sciences économiques (FDSE) ne prétend d’ailleurs pas le contraire. Il l’atteste et le confirme en révélant lui-même que les promotions 2016-2017 sont en instance de soutenance prévue pour décembre 2020. Dans les faits, l’article de Gabon Média Time ne saurait se réduire à un vulgaire texte à « caractère mensonger ». Un postulat que viendra du reste confirmer  par une autre intervention Jean Claude James. « L’article se garde bien de rechercher un quelconque lien entre ce prétendu dysfonctionnement à la FDSE et les problèmes structurels chroniques qui affectent le déroulement normal des activités pédagogiques à l’UOB : mouvements sociaux récurrents, massification des effectifs étudiants, encadrement pédagogique insuffisant, absence de financement direct des masters, insécurité permanente, exiguïté et dégradation des espaces pédagogiques…», écrit-il. 

A la lecture de notre article, plusieurs étudiants à travers leurs témoignages corroborent l’idée selon laquelle « à l’UOB, on sait quand y on rentre mais on ne sait jamais quand on en sort ». C’est d’ailleurs l’avis d’une d’entre eux qui soulignait que « l‘argument du manque de directeurs de mémoire est crédible. J’ai vécu cette situation. Je n’ai soutenu que grâce à mon abnégation et à mon courage, sans directeur de mémoire spécialisé dans la discipline ». La preuve que l’UOB n’a d’université que le nom? 

Gabon Media Time Parle-t-il ici des difficultés connues de notoriété publique rencontrées par l’Université Omar Bongo et accessoirement de la faculté de Droit et Sciences économiques? L’article querellé évoque une situation des étudiants en Master 2 Droit Privé 2015, effective bien que découlant en partie des réalités susmentionnées et présentées par le Doyen de la FDSE Jean Claude James. 

Audelà desdites difficultés, la situation de ces étudiants en instance de soutenance dans des délai disproportionnés est effective et foncièrement manifeste. La litanie des problèmes structurels qui affectent le déroulement normal des activités pédagogiques à l’UOB ne rend pas infondée cette évidence. En voulant absolument défendre une situation surréaliste, aux antipodes du processus pédagogique d’une faculté normale et conforme, Jean Claude James, Doyen de la faculté de Droit et Sciences économiques, s’englue dans les incohérences de ses propres déclarations.  

Laissez votre commentaire

Gabon Media Timehttp://gabonmediatime.com
Gabon Media Time est un site d'actualité dont le slogan est " A l'heure de l'info". Nous entendons réinventer l'actualité en ligne gabonaise et sous régionale.
Pub_Moov Money BGFIBank
Enami Shop