mardi,20 octobre 2020
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Gabon : le PLC dénonce l’assignation à résidence insidieuse de Marc Ona

Le dimanche 20 octobre dernier, le bureau exécutif du parti Pour le changement (PLC) s’est réuni à son siège sis au quartier Nzeng-Ayong, dans le 6ème arrondissement de Libreville. Occasion pour cette formation de l’opposition de faire un tour d’horizon de l’actualité politique, sociale et économique du pays. Sous la présidence de son secrétaire exécutif, Anges Kevin Nzigou, le PLC a tenu à dénoncer entre autres, ce qu’il a qualifié d’assignation à résidence insidieuse de Marc Ona Essangui, Prix Goldman pour la défense de l’environnement à travers la rétention par les autorités de la direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI) de son passeport depuis plusieurs mois. 

Le secrétaire exécutif adjoint 2, en charge de la garantie des libertés, de la sécurité, de la protection et de la démocratie citoyenne, a informé le bureau exécutif de son parti Pour le changement de deux situations préoccupantes touchant aux libertés fondamentales et mettant fortement en cause l’Etat de droit et le fonctionnement régulier de la justice gabonaise, notamment « la restriction des libertés de Marc Ona Essangui », à travers la confiscation depuis juillet 2019 du passeport de ce leader de la société civile

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Cette injustice dont est victime Marc Ona Essangui, secrétaire exécutif de l’Organisation non gouvernementale (ONG) BrainForest constitue pour le PLC,  « au-delà du musèlement, une assignation à résidence souhaitée » par le régime en place, en représaille à son activisme par rapport aux sujets qui interpellent la conscience collective des Gabonais, à savoir la capacité d’Ali Bongo Ondimba à conduire aux destinées du Gabon depuis la survenance à Riyad en Arabie Saoudite en octobre 2018 de son accident vasculaire cérébrale (AVC). 

Le parti Pour le changement estime que la  « confiscation illégale » du passeport de Marc Ona Essangui  « met en lumière une gravissime atteinte à notre démocratie, à nos libertés fondamentales et à notre Constitution ». En effet, la Loi fondamentale gabonaise garantie la liberté d’aller et venir à tous ses citoyens. La rétention par les services de la DGDI du document de voyage du prix Goldman est une injustice qui devrait  « une nouvelle fois, éprouver le système judiciaire ». Le PLC l’invite donc à saisir  « sans délai, le juge, garant des libertés, face à ce qu’il convient de qualifier de voie de fait  ».

Lire aussi : Gabon : Eric Moutet exige au gouvernement la restitution à Marc Ona de son passeport Le bureau exécutif du PLC n’a pas manqué d’apporter  « son soutien sans réserve » à  Marc Ona Essangui et  « l’encourage à toujours œuvrer comme il le fait depuis plusieurs années pour le respect des libertés ». Par ailleurs, le directoire cette formation politique a déploré en conclusion  « la volonté manifeste du gouvernement de multiplier les preuves de son attachement à la déconstruction de l’Etat de droit ».

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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