Gabon: le Plan de Relance de l’Économie est une «hérésie» pour un ancien Premier ministre

Raymond Ndong Sima © GMT

Mis en oeuvre par l’ancien Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet pour « impulser une dynamique nouvelle à la mise en œuvre du PSGE », le Plan de Relance de l’Économie (PRE) 2017-2019 peine à porter ses fruits. Ainsi, à la faveur d’un point de presse ce samedi, Raymond Ndong Sima a tout simplement qualifié ce PRE  d’« hérésie » au regard du « déséquilibre de grande amplitude de nos finances publiques ».



C’est à la faveur d’un point de presse organisé ce samedi, que l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima s’est prêté au jeu de l’analyse de la situation économique de notre pays. S’il a axé son propos sur « le gel des recrutements » qu’il qualifie de « mauvaise solution à un problème sérieux », ce dernier n’a pas manqué d’évoquer d’autres sujets brûlants comme le Plan de relance de l’Économie (PRE).

En effet, soulignant le « déséquilibre de grande amplitude de nos finances publiques », l’ancien Premier ministre n’a pas manqué de souligner « l’hérésie » que représente le Plan de relance de l’Économie (PRE) mis en oeuvre par un de ses successeurs. S’il devait « impulser une dynamique nouvelle à la mise en œuvre du PSGE au cours des 3 prochaines années à travers des mesures de relance », le PRE a tout simplement été à l’origine du surendettement de l’État.

Entre accord avec le Fonds monétaire international (FMI) au titre du Mécanisme Élargi de Crédit (MEDC), appui de la Banque Mondiale dont le dernier chiffré à 200 millions de dollars (110 milliards de Fcfa), appui multiforme de la Banque africaine de Développement (BAD), et plus récemment emprunt auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), le PRE a reçu des centaines de milliards de liquidité, pour des résultats approximatifs.

Par ailleurs, alors qu’il devait axer ses efforts sur le « renforcement de l’efficacité de la dépense publique », le PRE a en quelque sorte consacré la « faillite des finances publiques ». C’est donc un nouveau gouffre pour le gouvernement, qui multiplie les solutions « cosmétiques », comme l’a très justement souligné le diplômé de la Harvard Business School.

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