Gabon: le PDG épinglé pour le non-versement des cotisations sociales de ses salariés par la CNSS

Ali Bongo Ondimba, président du Parti démocratique Gabonais © D.R

Le Parti démocratique gabonais (PDG) serait-il un mauvais élève en matière de protection sociale ? C’est en tout cas ce que laisse croire un communiqué de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) diffusé le 12 mars dernier qui exige du parti du « distingué camarade président » de se présenter à sa direction d’immatriculation afin de régulariser sa situation. A l’instar de 150 autres structures, « le parti de masse » est menacé de suspension et de rejet de nouvelles demandes de prestations si les cotisations sociales de ses salariés ne sont pas versées.



Dans un communiqué datant du 12 mars dernier, le Parti démocratique gabonais est sommé par la CNSS de régler l’ardoise des cotisations sociales de ses membres-employés. Cette demande intervient plus d’un mois après le lancement de l’opération exceptionnelle d’abattement en faveur des employeurs redevables à l’égard de la CNSS. « La CNSS porte à la connaissance des administrations et des entreprises, non à jour dans le versement de leurs cotisations sociales depuis plusieurs trimestres, qu’elles sont priées de se présenter à sa direction de l’immatriculation et du recouvrement pour régularisation de leurs situation respectives », lit-on dans le communiqué.

Excédée par le manque de réactivité des 151 employeurs concernés, dont le Parti démocratique gabonais, malgré la campagne de recouvrement lancée depuis le 1er février dernier, la Caisse nationale de sécurité sociale met en garde ceux qui ne se seront pas acquittés de leurs dettes avant le 25 mars prochain. « Faute par elles de s’exécuter, les prestations de leurs différents salariés seront purement et simplement suspendues à partir du 25 mars 2019 et les dossiers de nouvelles demandes de prestation rejetées, jusqu’au paiement des sommes dues », précise le communiqué.

Il faut souligner que le Parti démocratique gabonais avait déjà été interpellé en décembre 2018 pour une ardoise de 2 milliards de francs CFA d’impayés de cotisations CNSS. Cette situation embarrassante est inexplicable quand on sait que le PDG est le premier parti politique du pays et que par conséquent, il bénéficie de la plus grosse subvention versée aux partis compte tenu du nombre important d’élus en son sein. Toutefois, la présence dans ses rangs de la plupart des cadres du pays ne constitue-t-elle pas une manne importante en termes de contribution personnelles de ces derniers ?

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