Gabon: le PDG en soutien indéfectible des réformes impopulaires du gouvernement

Face à la grogne sociale que traverse le Gabon depuis l’annonce de nombreuses réformes impopulaires par le Conseil des ministres du 29 mars dernier, le Parti démocratique gabonais (PDG) soutient sans surprise le gouvernement. C’est à l’occasion d’un point de presse donné le jeudi 11 avril dernier au siège de ce parti que le porte-parole Dr Stéphane Iloko Boussiengui a dévoilé officiellement la position du PDG. Pour les pédégistes, les arguments des contestataires de ces réformes sont fallacieux, mais...


Le Parti démocratique gabonais reste égal à lui-même. Alors que l’on attend des partis politiques de la majorité qu’ils calment le jeu dans ce contexte social tendu, le PDG a choisi de minimiser les réactions des syndicats et des leaders de l’opposition. « Le  pdg relève des réactions réfutant lesdites mesures et pour la plupart reposant sur des propos fallacieux de certains leaders politiques et quelques syndicalistes », a souligné Dr Stéphane Iloko Boussiengui.

Pourtant, le porte-parole du PDG reconnaît que le système éducatif gabonais est en lambeaux et c’est un secret de polichinelle. C’est d’ailleurs ce constat qui a amené l’Etat et les acteurs de l’éducation à convoquer les états généraux de l’éducation, de la recherche et de l’adéquation formation/emploi en 2010. Le diagnostic qui en a découlé a donné lieu à des recommandations de modernisation du service public.

« Le Gabon ne doit plus bégayer ses réformes: il doit combattre l’idée trop souvent admise selon laquelle, ce pays ne doit pas être bousculé et que rien, jamais, ne doit être anticipé », a affirmé Dr Stéphane Iloko Boussiengui et d’ajouter que « gouverner c’est aussi réformer et non simplement gérer l’Etat. Nous devons cesser de mentir aux jeunes. La réforme sur les nouvelles conditions d’attribution des bourses  inscrit l’école comme le lieu de tous les possibles ».

Pour le porte-parole du PDG, l’opposition (les anciens pédégistes, ndlr) et la majorité sont comptables de cette situation chaotique de l’école gabonaise. « Nous devons éviter la démagogie générale, car l’opposition actuelle jadis aux affaires et la majorité, avions laissé pendant longtemps s’accumuler les problèmes dans le monde de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de l’enseignement professionnel ».

Si le PDG propose la piste d’une coalition opposition-majorité, il n’en demeure pas moins qu’il a balayé d’un revers de la main tous les arguments avancés par les syndicats, certains leaders de l’opposition, les élèves et leurs parents, ainsi que la société civile sur des mesures jugées iniques et inopportunes. Aussi, comment cet accord bipartisan entre la majorité et l’opposition sera-t-il scellé sans la reconnaissance du parti au pouvoir des erreurs que peuvent contenir ces réformes ?

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