Gabon: le MJM s’indigne contre la réforme des bourses et crie à l’amateurisme

Les jeunes modernisateurs lors de leur déclaration de presse © D.R

Depuis la sortie du gouvernement le 08 avril dernier lors d’un déjeuner de presse où les nouvelles réformes de l’éducation entre autres ont été présentées aux hommes des médias, le monde éducatif et politique est en ébullition. Après les déclarations de plusieurs leaders politiques, c’est au tour de la jeunesse du Rassemblement héritage et modernité de réagir. Ce mercredi 10 avril, c’est Engozo’o Jean Damon, délégué national chargé de la communication du Mouvement des jeunes modernisateurs qui s’est indigné contre les nouvelles orientations qu’il a qualifiées d’irréalisables.



Après un congrès marqué par la mue du parti, le Mouvement des jeunes modernisateurs (MJM) du Rassemblement héritage et modernité est sorti du bois pour dénoncer la réforme gouvernementale sur l’éducation. « Suite au Conseil des ministres du 29 mars dernier une mesure a été prise consistant  à attribuer la bourse universitaire uniquement aux bacheliers ayant obtenu une moyenne de 12, avec un âge maximum de 19 ans. Nous, le Mouvement des jeunes modernisateurs, tenons à marquer notre indignation suite à la prise de cette mesure, du simple fait que celle-ci est irréaliste en l’état actuel des choses », a déclaré Engozo’o Jean Damon.

Le délégué national chargé de la communication du MJM s’interroge sur le bien-fondé de cette mesure au regard de la disparité existant entre le milieu rural et urbain. « En effet, comment peut-on exiger 12 de moyenne avec 19 ans d’âge maximum comme critère d’acquisition de la bourse universitaire quand  dans les zones rurales en l’absence de primaires et de pré-primaires, et vu la distance qui sépare les écoles des villages, les enfants débutent leurs études avec un âge moyen de dix ans ?», a-t-il ajouté.

Pour la jeunesse du Rassemblement héritage et modernité, qui bientôt va muer en Rassemblement pour la patrie et la modernité, la nouvelle orientation sur l’attribution des bourses n’est pas réaliste vu le manque criant de structures d’accueil sur le territoire national et les effectifs pléthoriques. « La prise d’une telle mesure aurait nécessité que des dispositions soient prises par le gouvernement », a conclu Engozo’o Jean Damon.

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