samedi,19 septembre 2020
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Gabon : le maire de Libreville se débarrasse de près de 70 agents

L’affaire fait le tour des réseaux sociaux ces derniers jours. En effet, c’est près de soixante sept postes de conseillers et autres chargés d’études et de missions à l’Hôtel de ville de Libreville qui ont été suspendus à titre conservatoire par le maire Léandre Zue du fait, selon l’hebdomadaire L’Aube n°266 de ce lundi 06 janvier 2020, de leur appartenance à l’Association des jeunes émergents volontaires (Ajev) chapeautée par l’ancien directeur de cabinet du président de la République Brice Laccruche Alihanga, actuellement détenu à la prison centrale de Libreville pour des soupçons de détournement de fonds publics, concussion et blanchiment de capitaux.  

C’est sous la référence 0871/PE/CL/CABML et signée du maire de la commune de Libreville Léandre Nzué que cette décision de suspendre « à titre provisoire de fonction et de traitement » plusieurs personnes nommées au sein du cabinet du Maire, du secrétariat général et des directions générales a été portée à la connaissance des concernés. Une mesure pour le moins brutale qui d’ailleurs n’a pas fait l’objet d’une communication officielle alors que celle-ci impacte sur la vie de 67 personnes qui se retrouvent au chômage du jour au lendemain. 

Si cette décision peut être comprise comme une nécessité de mettre de l’ordre dans les ressources humaines de la mairie et surtout sur le choix des personnes qui devraient faire les frais de ladite mesure qui ne manque pas de susciter des suspicions au sein de l’opinion. En effet, selon l’hebdomadaire L’Aube, Léandre Nzue, par pur « opportunisme politique » aurait pris cette décision pour servir ses intérêts d’autant plus « qu’une partie non négligeable de ces promus étaient notoirement connus comme membres de l’Association des jeunes émergents volontaires (Ajev) »

Une façon pour le maire de Libreville de tuer dans l’oeuf l’idée largement répandue dans l’opinion sur ses connivence avérées ou non avec cette organisation qui avait à sa tête l’ancien directeur de cabinet du président de la République Brice Laccruche Alihanga, actuellement détenu à « Sans Famille » pour des faits de détournement de fonds publics, concussion et blanchiment de capitaux. Pour un observateur de la vie politique, cette décision de Léandre Nzue sonne presque comme un aveu de culpabilité, lui qui lors de la tournée dite « républicaine » avait affiché  son soutien à l’ancien DCRP aux côtés des doyens politiques tel que André Dieudonné Berre.  

Par contre, une frange de l’opinion reste convaincue que la décision du maire de mettre un terme aux fonctions de certains de ses collaborateurs, « les plus improductifs en réalité car arrivés là pour des raisons exclusivement politiques », aura pour conséquence d’assurer une gestion plus efficace des ressources de l’institution. En prenant cette mesure, Léandre Nzue s’octroie des marges de manoeuvre budgétaires au conseil municipal pour appliquer son programme. 

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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