Gabon: le Japon octroie 500 millions pour la lutte contre les grossesses précoces

Selon la Représentation nationale du Fonds des Nations Unies pour la population ( UNFPA), 35% des adolescentes dont l’âge varie entre 15 et 19 ans étaient enceintes ou l’avaient été en 2013. C’est donc dans l’optique de lutter contre ces grossesses précoces et non désirées chez les populations susmentionnées, que l’organisme onusien a signé un protocole d’accord avec l’ambassade du Japon le 05 septembre dernier.


Reçus par Michel Menga, ministre de l’Education nationale chargé de la Formation civique, Sato Masaati, ambassadeur du Japon et  Keita Ohashi, représentant résident de l’UNFPA au Gabon, ont procédé le 05 septembre dernier, à la signature d’un protocole d’accord. Ledit protocole s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du projet  de « Lutte contre les grossesses précoces et non désirées dans les provinces du Haut Ogooué et du Moyen Ogooué ».

Pour mémoire, la dernière enquête démographique et de santé (EDSG) réalisée par le ministère en charge de l’Education nationale en 2012 montre que 28 % des filles de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie féconde. 23 % ont déjà eu au moins un enfant et 5 % sont enceintes pour la première fois. 

Cette même enquête a révélé les besoins en termes d’information en santé sexuelle et reproductive, une faible utilisation des moyens contraceptifs et particulièrement des préservatifs : un peu plus de 6 filles sur 10 de 15-19 ans (63,9 %) et environ 8 garçons sur 10 (78,1 %) de la même tranche d’âge ont utilisé un préservatif au cours de leur dernier rapport sexuel.

Le projet de lutte contre les grossesses précoces et non désirées menée par notre pays dans les deux provinces citées en partenariat avec l’UNFPA et l’ambassade du Japon apparaît donc comme la solution idoine pour lutter contre ce fléau. Ainsi, au regard de ces chiffres alarmants et de l’ampleur que prend ce phénomène, le protocole d’accord a entre autres objectifs “de baisser de 20% le taux de grossesses précoces chez les filles âgées entre 15 et 19 ans d’ici 2021” souligne le quotidien L’Union.

Le projet financé à hauteur de 500 millions de FCFA par le gouvernement japonais visera à renforcer les actions menées en faveur des jeunes sur l’éducation sexuelle complète.

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