Gabon: le gouvernement va confier la gestion de l’eau, de l’électricité et des déchets au Français Suez

En visite à Paris où il se serait entretenu avec Franck Paris, conseiller Afrique d’Emmanuel Macron, le Directeur de cabinet du Président de la République Brice Laccruche Alihanga aurait en plus des négociations avec Eramet, évoqué l’implantation du groupe français Suez dans le pays. Ainsi, il s’agirait pour celui-ci, de récupérer la gestion de l’eau, de l’électricité et des déchets. 

On en sait un peu plus sur la visite du directeur de cabinet du président de la République Brice Laccruche Alihanga à Paris le 8 septembre dernier. Accompagné du ministre de l’Economie, des Finances et des Solidarités nationales Roger Owono Mba, et du ministre en charge des Mines et des Ressources hydrauliques Tony Ondo Mba, l’ancien directeur général de la Compagnie Nationale de Navigation Intérieure et Internationale (CNNII) aurait négocié plusieurs gros contrats. 

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En effet, comme l’avait déjà évoqué La Lettre du continent, les négociations parisiennes de BLA auraient tourné autour du contrat d’Eramet, mais plus important encore, autour de la gestion de l’eau, de l’électricité et du traitement des déchets comme l’a souligné l’hebdomadaire Jeune Afrique. Le Dircab aurait profité de cette visite, pour évoquer l’implantation du groupe français Suez dans le pays.

Le groupe français spécialisé dans la gestion de l’eau et des déchets par ailleurs deuxième groupe mondial derrière…Veolia, pourrait donc rafler la mise en s’octroyant la gestion non seulement des déchets, mais surtout celle tant convoitée de l’eau et de l’électricité, reléguant une nouvelle fois la Société d’Energie et d’eau du Gabon (SEEG) au rang de spectateur. 

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Pionnier dans son secteur, et jouissant d’une notoriété couplée à une expertise reconnue, Suez débarquerait donc avec l’étiquette d’une major capable de répondre aux besoins des populations. Néanmoins, des questions subsistent notamment celles liées au litige opposant l’Etat gabonais à la fois à Veolia et à Averda, dont les arriérés étaient évalués récemment à plus de 24 milliards de FCFA. 

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