Gabon: le gouvernement range dans les tiroirs la construction de 30 centres sanitaires de proximité en trois ans  

Gabon Gabonmediatime Max Limoukou
Max Limoukou, ministre de la Santé © GMT

A l’instar des nombreux autres projets initiés dans le Programme du plan de relance économique (PRE) 2017-2019, le gouvernement avait placé au centre de ses préoccupations la construction d’une trentaine de centres sanitaires de proximité. Ce projet s’inscrivait dans le panorama des investissements retenus dans le cadre dudit projet triennal, en vue d’améliorer le bien-être des populations. Plus de deux ans après, le constat est sans appel, aucun centre n’a été construit, mieux, aucun lancement des travaux n’a été effectif au grand dam des populations. 

Le promesse de réduction de la pauvreté et d’amélioration du bien-être des populations annoncée par le gouvernement dans le PRE en son axes 4 intégrait, notamment la Centres sanitaires de proximité à Libreville et sa périphérie, et dans la capitale économique, Port-Gentil. Des infrastructures qui n’ont pas vu le jour alors que la période de mise en oeuvre du Programme de relance économique tend vers sa fin. 

A la lumière des éclaircissements apportés par l’économiste Mays Mouissi  lors de sa conférence du 10 août dernier, faisant le bilan du PRE, le gouvernement n’a pas satisfait aux exigences dudit programme qu’il a pourtant élaboré, présenté et validé de son propre fait. L’édification des structures sanitaires de proximités censées apporter un bol d’air au secteur asphyxiant de la santé ne s’est jamais matérialisée même dans sa forme la plus primaire, à savoir le lancement des travaux, symbolisé par la traditionnelle pose de la première pierre. 

Pourtant, le PRE faisant foi, cet investissement devait, à la faveur d’une convention signée avec l’Agence française de développement (AFD), être effective courant 2019. Or, 2019 court à sa fin et le bilan de ses réalisations parle par leur inexistence criante comme nous le démontre le bilan réalisé par Mays Mouissi et Harold Leckat. Dos au mur, pris à la gorge et noyé de ce florilège de constatations, le gouvernement dans un dernier sursaut, à l’image de la rhétorique du noyé qui s’accroche à la queue d’un serpent pour essayer de survivre, a pondu une note analytique du bilan du PRE qui ne brille que par sa platitude.  

Cette note analytique du programme de relance économique initiée par les services du ministère de l’Economie, loin d’édifier les Gabonais, tait en réalité les vérités sur le bilan à mi-parcours des promesses nées du présent programme. Un programme présenté comme la formule devant conduire le Gabon vers un développement beaucoup plus harmonieux. 

Plusieurs autres promesses contenus dans l’axe 4 ne sont que partiellement réalisés comme la construction d’établissements professionnels de perfectionnement, seulement 3 sur 10, l’amélioration des mécanismes de sécurisation et de l’approvisionnement en eau de Libreville, qui devait satisfaire la demande de pas moins de 600 000 personnes n’a pas connu un début de commencement. La construction des centrales hydroélectriques de Dibwangui, Ngoulmedjim et de l’Impératrice à Fougamou, elles, sont arrêtées au stade de projet. 

Laissez votre commentaire