samedi,26 septembre 2020
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Gabon: le gouvernement impuissant face aux agressions au sein des universités

Après l’agression d’une étudiante de l’université Omar Bongo dans l’enceinte de cet établissement public, le ministre de l’Enseignement supérieur, Moukagni Iwangou et le recteur de l’université se sont rendus au chevet de la victime hospitalisée au centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) le 26 avril dernier. Cette énième agression soulève la question de l’insécurité dans les universités et la responsabilité des pouvoirs publics qui semblent impuissants face à ce phénomène récurrent.

Le gouvernement ne semble pas avoir trouvé la réponse adéquate au phénomène d’agressions physiques au sein des campus des universités publiques. En effet, une  jeune étudiante a été victime, mercredi dernier, d’une agression à l’arme blanche dans l’enceinte de l’université Omar Bongo. Hospitalisée au Centre hospitalier et universitaire de Libreville, elle a reçu la visite du ministre d’État en charge de l’Enseignement supérieur Jean de Dieu Moukagni Iwangou accompagné du recteur de l’Université Omar Bongo, Marc-Louis Ropivia le 26 avril dernier, lit-on dans un communiqué du ministère.

Cette agression s’est déroulée en plein jour. Selon des témoignages concordants, « la scène s’est produite alors que l’étudiante se rendait à son domicile après les cours aux environs de 13h. Mme Obone Obame Caulya Clyfore, étudiante en master 1 sociologie, a reçu quatre coups de poignard d’un individu sorti des hautes herbes qui peuplent l’Université Omar Bongo. Cet acte s’est produit derrière le bâtiment abritant l’amphithéâtre de licence 1 sociologie », précise le communiqué.

Si ce soutien du ministre de l’Enseignement supérieur à la victime est à louer, il n’en demeure pas moins que la responsabilité du gouvernement face à cette insécurité grandissante est à pointer du doigt. Ce d’autant plus que ce n’est pas la première fois que ce genre d’acte se produit dans un établissement d’enseignement supérieur public. Déjà en 2013, Garcia Mouanda Boulingui, un étudiant de l’université des sciences et techniques de Masuku (USTM) avait été retrouvé sur les rails ou de l’étudiante en médecine qui avait été sauvagement assassinée à l’université des sciences de la santé en 2018. Puis récemment la disparition le 13 avril 2019 de  Lainere Christ Didier Mboumba Magosso encore à l’USTM.

La victime a d’ailleurs tenu à tirer la sonnette d’alarme en interpellant les autorités sur les risques que courent les étudiants à l’UOB.  « J’apprécie ce geste réconfortant du ministre et du recteur. Mais je souhaite surtout que nos universités soient sécurisées. Mon agresseur m’a attaquée par surprise en arrachant mon téléphone et mes effets », a-t-elle déclaré.

Espérons que la promesse faite par l’administration et la tutelle de poser des actions fortes bientôt n’est pas un coup de communication politique. Car nos temples du savoir ont grand besoin de sécurité afin que s’épanouissent les étudiants.

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