Gabon: Le gouvernement expose des milliers de Gabonais à la mort

Le pont (communément appelé l’échangeur) de Nzeng-Ayong situé dans le 2ème arrondissement de Libreville est une des infrastructures routières à forte densité, avec des entrées et des sorties vers différents quartiers tels que Nkembo, Sotéga, Charbonnages, et Ondogo. Seulement, depuis sa livraison en 2012 pour la Coupe d’Afrique des nations, cet édifice présente des failles qui aujourd’hui mettent des milliers de Gabonais en danger face à l’état de délabrement avancé ses piliers de soutènement.

Présenté aux Librevillois comme la solution pour résoudre les bouchons auxquels ils étaient confrontés au niveau des anciens feux tricolores de Nzeng-Ayong, l’échangeur construit par Socoba en 2012 est aujourd’hui devenu un danger public érigé sur un des carrefours les plus fréquentés de la capitale. Cet édifice visiblement construit à la va-comme-je-te-pousse, à l’orée de la CAN 2012 pourrait s’écrouler si le gouvernement et son bras séculier en matière d’infrastructures l’ANGTI n’y prennent garde.

La zone étant très fréquentée au regard du nombre important d’établissements scolaires qui s’y trouvent (Collège Saint-Georges, Lycée privé Mbélé, Lycée public Jean Hilaire Aubame Eyeghe, Lycée privé Vincent de Paul Nyonda), des commerciaux ainsi que les habitants des quartiers avoisinants ou des usagers quotidiens dudit  « échangeur » sur lequel à vue d’oeil  on peut y apercevoir des larges fissures au niveau de ses piliers.

Des fissures qui selon certaines indiscrétions seraient dues aux buses de soutènement qui seraient réduites et complètement bouchées. Toutes choses qui empêcheraient la circulation normale des eaux usées et de pluie et qui petit à petit fragiliserait les fondements de l’édifice dont la conséquence à long terme serait que les supports lâchent. La catastrophe pourrait, au regard de la situation de l’échangeur, engendrer d’importantes pertes en vies humaines et matérielles.

« L’édifice qui ne tiendrait plus que grâce aux dépôts en déchets, aux masses de sable et de terre qui obstruent les canaux d’évacuation situés à l’entrée de l’école Bambino Village », explique une source. Pour rappel, il y a quelques mois une partie du bitume située à moins de 100 mètres  de l’échangeur s’était subitement écroulée devant les taxi-bus et piétons. Les travaux effectués à l’époque avaient davantage obstrué le passage des eaux du bassin versant vers le canal de Nzeng-Ayong.

A ce propos, le ministre en charge des Travaux publics annonçait à l’occasion de la visite des chantiers de réhabilitation des voiries de Libreville  la semaine dernière que des efforts seront consentis pour sécuriser cette zone hautement fréquentée par les Gabonais. « L’échangeur de Nzeng-Ayong fait partie des projets structurants. Mais dans cette zone, nous avons constaté effectivement qu’il y a des buses complètement bouchées », avait-il confié. Face à ce danger que le gouvernement doit considérer comme imminent, le Premier Ministre Julien Nkoghe Bekale, le ministre des Infrastructures Arnauld Engandji et les responsables de l’ANGTI sont vivement attendus pour épargner du danger ces milliers de Gabonaises et de Gabonais qui fréquentent cette zone au quotidien.

 

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