Gabon: le FMI menace de suspendre son appui financier

© D.R

Ce serait un véritable coup de tonnerre si l’information venait à se confirmer, une situation qui pourrait avoir avoir une incidence sur les prévisions budgétaires du gouvernement, notamment sur la question de l’apurement de la dette intérieure. Selon le site Direct Infos Gabon, l’institution financière internationale menacerait d’interrompre son appui budgétaire au pays.



Cet imbroglio serait consécutif à la mise en place du Club de Libreville par le gouvernement, dans le cadre de l’apurement de la dette intérieure. Cette démarche n’aurait vraisemblement pas reçu l’assentiment du FMI qui «aurait menacé d’interrompre son appui budgétaire et celui des autres bailleurs de fonds au Gabon».

«Le Club de Libreville n’est pas prévu dans la projection triennale et négocié avec le FMI dans le cadre de l’appui budgétaire. Cela risquerait d’interrompre le programme triennal très utile pour soutenir la relance de l’économie nationale», a confié une source à Direct Infos Gabon. En outre, des pourparlers seraient actuellement en cours entre l’Etat gabonais et l’institution  pour faire approuver cette démarche.

Lire aussi>> Le Club de Libreville invite les autres créanciers de l’Etat à adhérer 

Pour faire pression sur le gouvernement, le Fonds aurait déjà mis son véto pour le déblocage des prochains échéanciers financiers. Une situation qui au demeurant pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour l’économie du pays.

Du coté de la Confédération patronale gabonaise, dirigé par Alain Bâ Oumar, du Club de Libreville où la présidence est assurée par Henri-Claude Oyima, les  ministres du Budget et de l’Economie, aucune information n’a été donnée jusqu’à présent. Leur silence n’a d’ailleurs pour conséquence que de rejeter la faute sur «le directeur de cabinet du Président de la république Brice Laccruche Alihanga qui, dit-on, serait l’initiateur de ce mode de règlement de la dette intérieure sans au préalable avoir consulté les ministres financiers et le FMI», conclut nos confrères.

Laissez votre commentaire